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	<title>Culture andalouse &#8211; Bonjour Séville</title>
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	<description>Un projet sur Séville fait depuis Paris</description>
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	<title>Culture andalouse &#8211; Bonjour Séville</title>
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		<title>Minuscule introduction à la « Semana Grande » de Séville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2021 15:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art de vivre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelqu’un me disait : «&#160;Un Yankee est pour moi quelque chose de plus étranger qu’un tigre&#160;». Pour le Français du Nord, le Sévillan est, lui aussi, quelque chose de plus étranger qu’un tigre. Henry de Montherlant, Séville en fête, 1954. Des églises à chaque coin&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/minuscule-introduction-a-la-semana-grande-de-seville/">Lire la suite</a></p>
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<p>Quelqu’un me disait : «&nbsp;Un Yankee est pour moi quelque chose de plus étranger qu’un tigre&nbsp;». Pour le Français du Nord, le Sévillan est, lui aussi, quelque chose de plus étranger qu’un tigre.</p>



<p style="text-align:right">Henry de Montherlant, <em>Séville en fête</em>, 1954.</p>



<p>Des églises à chaque coin de rue. Des vitrines remplies de bondieuseries. Des murs recouverts d&rsquo;affiches pieuses. Ils sont fous ces Sévillans ! En Espagne, et surtout en Andalousie, la religion est à l’origine de certaines traditions et imprègne des gestes de la vie quotidienne, sans que cela ait, je dirais la plupart du temps, un sens religieux orthodoxe. D’ailleurs, la religiosité <em>à l’andalouse</em>, avec ses Madones parées de bijoux qu’on adule en stars de cinéma et ses pèlerinages mêlant extase et défonce, est difficilement concevable au-delà de Despeñaperros (1). La&nbsp;Semaine Sainte&nbsp;exacerbe cette particularité : pendant sept jours, du dimanche des Rameaux à celui de Pâques, toute la ville vit au rythme des processions qui défilent dans les ruelles du vieux centre direction la Cathédrale. Derrière cet intense programme, 70 confréries qui, rattachées à une paroisse et consacrées à deux sculptures représentant le Christ et la Vierge (Notre-Dame de l’Espérance, des Anges, des Sept Douleurs, de la Victoire&#8230;), regroupent plusieurs milliers de frères et sœurs et sont dévouées à l’aide des plus démunis. Paradoxalement, elles entretiennent des relations équivoques avec l’Église. Des siècles durant, celle-ci n’a pas toujours vu d’un bon œil cette explosion de piété populaire frôlant souvent le paganisme. Et pour cause : ces sculptures, en bois polychrome et vieilles de plusieurs siècles, sont comme des êtres vivants, objet d’une dévotion particulièrement terre à terre. Tout comme des affiches de Marilyn Monroe tapissaient les dortoirs des soldats américains, la Vierge de la Macarena est présente dans de nombreux foyers sous forme de photo ou d’estampe. À son passage le jour de sa sortie, les gens de son quartier lui crient <em>guapa!</em> (<em>que tu es belle !</em>). Véritable icône populaire, le génial dessinateur underground Nazario dit d’elle : «&nbsp;Je ne suis pas dévot. Je suis juste fan de la Macarena&nbsp;» (2). Aucun membre de l’Église ne participe donc aux processions de la Semana Santa : pas de curés, ni d’évêque ou cardinal. La fête, car c’en est une, se vit dans la rue et appartient sans conteste au peuple. Dans <em>La Passion selon Séville</em> (1953), Joseph Peyré écrit : «&nbsp;Le spectacle de la Passion tel qu’il se déroule à travers les rues de Séville implique une vérité si jalouse qu’il serait vain de vouloir la traduire dans l’écriture.&nbsp;» Et plus loin : «&nbsp;La Semaine Sainte, en effet, constitue un phénomène d’exaltation en commun, exaltation dont les signes varient avec la couleur, le climat, la tonalité humaine des quartiers, et l’esprit même des Images.&nbsp;» Car, à côté des moments de liesse provoqués par certaines confréries, il en est d’autres où introspection et recueillement sont les mots d’ordre, tel le cortège du <em>Gran Poder</em> (le Christ au Grand pouvoir), sobre et mystique. Ainsi, la dualité de Séville traverse et électrise la Semaine Sainte, à la fois rituel et bacchanale, ombre et lumière.</p>



<p>Chaque confrérie sort donc ses <em>pasos</em>, d’immenses chars portant les sculptures vénérées. Cachés dans le ventre de l’énorme navire qui avance lentement, entre 30 et 60 <em>costaleros</em> portent sur leur nuque le poids formidable de cet autel ambulant. Ils sont commandés par le <em>capataz,</em> qui, de l’extérieur, gère de sa voix impérieuse les manœuvres de ce groupe d’Hercules qui marche à l’aveugle. Le parfum des fleurs et de l’encens, les airs mélancoliques des fanfares et la lumière de milliers de cierges servent d’écrin à la procession. Des centaines, voire des milliers, de <em>nazarenos</em> en cagoule accompagnent chaque <em>paso</em>. Ils sont habillés d’une tunique aux couleurs de leur confrérie (noir, blanc, vert, violet&#8230;); certains portent cape et gants. Cette fastueuse mise en scène est dépositaire du savoir-faire des artisans de la ville (brodeurs, orfèvres, sculpteurs, fleuristes, ciriers&#8230;), dont le trésor s’enrichit au fil des générations. Devenue un immense théâtre, Séville toute entière fête alors un nouveau printemps, tout en se célébrant elle-même. On se donne rendez-vous pour assister au passage de telle Vierge et puis on va dîner, avant de se rendre, tard dans la nuit, à une église proche voir l’arrivée d’une autre confrérie. Les membres de celle-ci, les voisins du quartier, participent à ces moments de communion, mélange subtil de sentiment d’appartenance, de mémoire collective et de sensibilité artistique. La Semaine Sainte est comme un mille-feuilles que l’on déguste en quelques minutes mais dont l’élaboration a pris des heures. Des siècles dans ce cas. Chaque repli de la pâte garde un souvenir, une sensation. On défile en pénitent pour exprimer sa dévotion, oui, mais aussi parce que son père, son grand-père et son arrière-grand-père faisaient déjà partie de telle confrérie et que, petit, on assistait aux processions. On chante une&nbsp;<em>saeta&nbsp;</em>depuis un balcon, on jette une pluie de pétales de fleurs au passage de la Vierge parce qu’on veut s’inscrire dans une tradition. On vient admirer ces vénérables sculptures du Baroque sur leurs chars en argent car l’être humain cherche inlassablement la beauté. Les <em>a priori</em> mis de côté, on se laisse sans effort atteindre par les sons, les images et les parfums de ces moments hors du temps, où tout s’harmonise pour faire naître l’émotion.</p>



<p>(1) Chaîne de montagnes séparant l’Andalousie du reste de l’Espagne. </p>



<p>(2) Interview dans Diario de Sevilla, 14 novembre 2014 : https://www.diariodesevilla.es/ocio/devoto-fan-Macarena-Virgen-Rocio_0_862113979.html</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="727" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/8FE1A7CB-9B0A-4796-8E39-D47FEF4E3BB7_1_201_a-1024x727.jpeg" alt="" class="wp-image-5499" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/8FE1A7CB-9B0A-4796-8E39-D47FEF4E3BB7_1_201_a-1024x727.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/8FE1A7CB-9B0A-4796-8E39-D47FEF4E3BB7_1_201_a-300x213.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/8FE1A7CB-9B0A-4796-8E39-D47FEF4E3BB7_1_201_a-768x545.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Procession à Séville.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="684" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/CF1F4F88-CC24-4CF8-9BC3-D48C907A9842_1_201_a-1-1024x684.jpeg" alt="" class="wp-image-5509" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/CF1F4F88-CC24-4CF8-9BC3-D48C907A9842_1_201_a-1-1024x684.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/CF1F4F88-CC24-4CF8-9BC3-D48C907A9842_1_201_a-1-300x200.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/CF1F4F88-CC24-4CF8-9BC3-D48C907A9842_1_201_a-1-768x513.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Jeudi Saint. Jeune en mantille. </figcaption></figure>



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<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="684" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/93D31A1A-8BA0-471E-85EF-D5BE20B93F03_1_201_a-1-1024x684.jpeg" alt="" class="wp-image-5525" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/93D31A1A-8BA0-471E-85EF-D5BE20B93F03_1_201_a-1-1024x684.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/93D31A1A-8BA0-471E-85EF-D5BE20B93F03_1_201_a-1-300x200.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/93D31A1A-8BA0-471E-85EF-D5BE20B93F03_1_201_a-1-768x513.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La procession de la Macarena. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/D9267899-BF03-4D76-8877-6E0AEFE2CCCC-e1616946226572-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5533" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/D9267899-BF03-4D76-8877-6E0AEFE2CCCC-e1616946226572-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/D9267899-BF03-4D76-8877-6E0AEFE2CCCC-e1616946226572-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/D9267899-BF03-4D76-8877-6E0AEFE2CCCC-e1616946226572-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Procession.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/BBB0B7DE-5A0C-4DAC-9A32-8EF96B56FBFB-e1616946330202-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5535" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/BBB0B7DE-5A0C-4DAC-9A32-8EF96B56FBFB-e1616946330202-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/BBB0B7DE-5A0C-4DAC-9A32-8EF96B56FBFB-e1616946330202-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/BBB0B7DE-5A0C-4DAC-9A32-8EF96B56FBFB-e1616946330202-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/BBB0B7DE-5A0C-4DAC-9A32-8EF96B56FBFB-e1616946330202-768x768.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Armaos</em> de la Macarena.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/6D92BFF6-02E8-49CC-902A-6ABBCF8EF566-e1616946422689-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5537" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/6D92BFF6-02E8-49CC-902A-6ABBCF8EF566-e1616946422689-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/6D92BFF6-02E8-49CC-902A-6ABBCF8EF566-e1616946422689-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/6D92BFF6-02E8-49CC-902A-6ABBCF8EF566-e1616946422689-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>La Vierge de la Macarena, vue de dos.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/358EEBCF-D45E-46C2-941B-B7466616D235_1_201_a-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-5540" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/358EEBCF-D45E-46C2-941B-B7466616D235_1_201_a-1024x682.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/358EEBCF-D45E-46C2-941B-B7466616D235_1_201_a-300x200.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2021/03/358EEBCF-D45E-46C2-941B-B7466616D235_1_201_a-768x512.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Jeudi Saint.</figcaption></figure>
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		<title>Orfebres Seco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 13:20:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art de vivre]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
		<category><![CDATA[La ville]]></category>
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		<category><![CDATA[Sevilla]]></category>
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<p class="has-drop-cap">L&rsquo;apparition d’une procession de Semaine Sainte dans la nuit est l&rsquo;un des souvenirs les plus vifs que je garde de mon enfance.&nbsp;Avec le temps, on comprend que c’est la lumière qui rend possible cette impression ineffaçable.&nbsp;Les myriades de cierges qui brûlent devant le visage de la Vierge se multiplient dans les paillettes, dans les larmes et dans les diamants qui ornent la sculpture. Mais c’est surtout l’argent recouvrant le char de procession qui enflamme cette vision.&nbsp;Je ne le savais pas alors, mais cette <em>braise en or</em>, comme l’appelait l’écrivain Manuel Cháves Nogales, qui parcourt les rues obscurcies de la ville est ciselée depuis 1860 dans l&rsquo;atelier de Seco.&nbsp;Cette famille d&rsquo;orfèvres façonne, depuis cinq générations, tous les éléments en argent qui enchâssent certaines Vierges andalouses lors de leur sortie processionnelle annuelle.</p>



<span id="more-4198"></span>



<p><strong>La visite</strong><br></p>



<p>Je visite cet atelier légendaire, dans le quartier de l&rsquo;Avenida de Miraflores, un matin d&rsquo;été. Les maisons du Retiro Obrero et le squelette de l’ancienne manufacture de verre La Trinidad témoignent du passé de cette partie de la ville, fer de lance du timide processus d&rsquo;industrialisation de Séville depuis la fin du XIXe siècle. D&rsquo;autres manufactures, transformées en bâtiments résidentiels, n&rsquo;ont conservé que leurs belles façades en briques. Situé sur une petite rue, l&rsquo;atelier de Seco occupe un grand hangar, précédé d&rsquo;un patio verdoyant et couronné d&rsquo;un immense puits de lumière qui éclaire l&rsquo;espace. Ici, travail et volonté pédagogique vont de pair : l&rsquo;atelier invite à un parcours libre mais très instructif à travers l&rsquo;histoire de la maison et les différentes techniques du travail de l&rsquo;argent. Nous avons tous notre place, le visiteur et les travailleurs. Chacun vaque à ses occupations. Seco produit des pièces destinées à la fois à enrichir le patrimoine des confréries de Séville et à décorer l’intérieur de maisons de particuliers. Je commence par le musée. Un long mur expose les innombrables modèles en bronze, laiton et bois, pour l&rsquo;ornement domestique, que l&rsquo;atelier a réalisés tout au long de son histoire : saints, animaux, croix, une Giralda miniature, des fleurs&#8230; voire une série de têtes de femmes égyptisante. L&rsquo;accumulation des formes, accrochées les unes sur les autres, fait penser au mur d&rsquo;un temple que les fidèles auraient recouvert d&rsquo;ex-voto chargés d&rsquo;intentions mystérieuses. L&rsquo;usage et le vieillissement, différents selon la matière, recouvrent les modèles d&rsquo;une patine délicate. On a la sensation d&rsquo;être dans un lieu presque sacré, dépositaire de montagnes d&rsquo;histoire et de vie.</p>



<p><strong>L&rsquo;atelier</strong></p>



<p>Dans l&rsquo;atelier, les portraits des membres de la saga familiale bénissent le travail fait sous leur regard. Tout est exposé : bellement agencés, outils, moules et meubles racontent l&rsquo;histoire de la famille et retracent l&rsquo;évolution des techniques d&rsquo;orfèvrerie au fil du temps. L&rsquo;espace, apparu dans certains magazines de décoration, répond aux besoins d&rsquo;un atelier tout en restant extrêmement beau, évocateur et vivant. On m&rsquo;explique que, contrairement à la forge, l&rsquo;orfèvrerie utilise des techniques plus délicates. Ainsi, du dessin du modèle à sa réalisation, la pièce passe par différents procédés de fabrication, ornés d&rsquo;un vocabulaire spécialisé empreint de poésie : fonte du métal dans le creuset, coulage dans le moule, gaufrage, polissage, assemblage final réalisé par l&rsquo;expert en lampisterie&#8230; Jerónimo, l&rsquo;un des deux héritiers de la saga, cisèle une pièce en argent avec un petit marteau. Les coups sont décidés mais délicats. Au Prado, j&rsquo;ai admiré de nombreuse fois <em>La fragua de Vulcano</em>, le célèbre tableau de Velázquez. Le dieu de la mythologie classique n&rsquo;est pas orfèvre mais forgeron. Pourtant, je ne peux m&#8217;empêcher de penser aux gestes, aux sons de la scène. Quelle différence avec la triste frappe du clavier qui accompagne une grande partie de notre vie devant l&rsquo;écran. À l&rsquo;autre bout de l&rsquo;atelier, on me montre comment le métal fondu pénètre à travers les orifices du moule, remplissant toutes ses concavités. L&rsquo;intérieur du moule est compacté avec du sable. Il est difficile de croire qu&rsquo;un matériau si malléable puisse résister à l&rsquo;avancée brûlante du métal, le forçant à adopter la forme désirée. Il semble que les musulmans andalous utilisaient déjà cette technique. Je me balade dans l&rsquo;atelier, m’imprégnant de l&rsquo;atmosphère détendue et concentrée. Une apprentie observe attentivement chaque geste du maître, comme jadis dans les ateliers des différentes corporations. Et je me trouve alors nostalgique de quelque chose que je n&rsquo;ai jamais connu : le travail manuel, être absorbé dans la création de quelque chose de tangible. Etre dépositaire d&rsquo;un savoir-faire que des générations de dévouement au métier ont poli et qui se manifeste dans les gestes précis des mains.</p>



<p>Avant de partir, je visite le bureau de l&rsquo;atelier, présidé par une immense Immaculée Conception à l’huile de l’école de Murillo.&nbsp;Une couronne de Vierge ciselée en argent scintille dans une urne en verre.&nbsp;Je me souviens alors des Semaines Saintes de mon enfance, magiques et lumineuses.</p>



<p><a href="https://www.orfebreseco.com">www.orfebreseco.com</a></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="1024" height="684" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/FC3A5C9F-0FB5-4A83-AB2F-68BD6851C15D_1_201_a-1024x684.jpeg" alt="" class="wp-image-4215" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/FC3A5C9F-0FB5-4A83-AB2F-68BD6851C15D_1_201_a-1024x684.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/FC3A5C9F-0FB5-4A83-AB2F-68BD6851C15D_1_201_a-300x200.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/FC3A5C9F-0FB5-4A83-AB2F-68BD6851C15D_1_201_a-768x513.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Semaine Sainte à Séville. </figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/7B782E7F-669F-4038-8B8C-532ED07F8DB9_1_201_a-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-4192" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/7B782E7F-669F-4038-8B8C-532ED07F8DB9_1_201_a-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/7B782E7F-669F-4038-8B8C-532ED07F8DB9_1_201_a-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/7B782E7F-669F-4038-8B8C-532ED07F8DB9_1_201_a-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Le musée.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/9D39F096-D879-411B-B012-A8626526D470_1_201_a-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-4194" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/9D39F096-D879-411B-B012-A8626526D470_1_201_a-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/9D39F096-D879-411B-B012-A8626526D470_1_201_a-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/9D39F096-D879-411B-B012-A8626526D470_1_201_a-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>L’atelier.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/13A894BC-584C-4F62-9B3C-6C023D35F0EE_1_201_a-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-4196" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/13A894BC-584C-4F62-9B3C-6C023D35F0EE_1_201_a-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/13A894BC-584C-4F62-9B3C-6C023D35F0EE_1_201_a-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/13A894BC-584C-4F62-9B3C-6C023D35F0EE_1_201_a-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>
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		<title>The Exvotos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 20:29:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Barrio de la Macarena]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
		<category><![CDATA[Incontournable]]></category>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;autre jour, mon copain et moi avons regardé ensemble le film&nbsp;<em>Ocaña, portrait intermittent</em>&nbsp;(Ventura Pons, 1978). Lui, français, n&rsquo;a jamais visité l&rsquo;Andalousie et j&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;Ocaña, le génial artiste queer décédé en 1983, est l&rsquo;un des meilleurs médiums pour un premier contact avec la culture populaire et l&rsquo;esprit andalous. À un moment du film, le peintre et agitateur de Cantillana, petit village à quelques kilomètres de Séville, affirme que l&rsquo;Andalousie est comme un «un grand tableau surréaliste&nbsp;». L’édition 2020 de la Feria de Séville n’a pas pu avoir lieu à cause de la pandémie du Covid-19. En avril, alors que la célèbre&nbsp;<em>fiesta</em>&nbsp;aurait dû être à son comble, Daniel et Luciano, The Exvotos, ont créé une pièce en céramique qui représentait une clown habillée avec la robe traditionnelle flamenca. Ce couple d&rsquo;artistes fusionnait ainsi, avec brio et spontanéité, deux aspects essentiels de la fête : la revendication du folklore et le goût de la théâtralité. «&nbsp;La vie sans humour ne va nulle part. Nous le cultivons sans le forcer, naturellement. De plus, nous pouvons être très ironiques. Notre humour est surréaliste. » Eux dans leur maison du centre de Séville et moi dans mon appartement à Paris, Daniel, Luciano et moi invoquons l&rsquo;esprit d&rsquo;Ocaña. «&nbsp;Comme la vie elle-même, l&rsquo;Andalousie n’est qu’un grand contraste : le sang et l&rsquo;or, les larmes et la couronne « , explique Luciano.</p>



<span id="more-3764"></span>



<p><strong>L&rsquo;art</strong></p>



<p>Les Exvotos sont les enfants terribles de la création sévillane. Leur travail mêle tradition et modernité et joue avec la religiosité populaire et le paganisme. Le métal, le bois et surtout la céramique se transforment sous leurs mains en pièces habitées d&rsquo;humour et de sophistication. Leurs références couvrent le Baroque et l&rsquo;Antiquité, les avant-gardes, le mysticisme et même le kitsch. Un torrent de génie andalou. «&nbsp;Nous ne recherchons pas la perfection, nous croyons beaucoup à la spontanéité. Le parfait, le symétrique, ça ne nous intéresse pas. Nous sommes attirés par l&rsquo;asymétrie, l&rsquo;impur, l&rsquo;usé. Cette merveilleuse imperfection qui finit par être doublement belle. Ce que j&rsquo;aime le plus peindre, ce sont des gens qui louchent. En fait, ce sont les pièces que nous vendons le mieux », explique Daniel. «&nbsp;Nous ne vendons pas du faux. Nous recherchons la beauté et nous avons une idée concrète de ce que nous aimons, mais nous nous laissons aussi aller à l’inspiration du moment. Il faut que ce soit frais. Nous recherchons l&rsquo;étincelle, l&rsquo;authenticité, la lumière. La lumière naturelle est la base de tout. Cela peut surprendre, mais nous n&rsquo;aimons pas l&rsquo;artifice. Par exemple, la série #lahoradelafruta, que nous publions régulièrement sur notre profil Instagram, est née d&rsquo;une habitude qui fait vraiment partie de notre quotidien. » Les Ex-Votos font de la vie une œuvre d&rsquo;art. Et pas seulement en ce qui concerne leurs pièces : être reçu dans leur atelier constitue une expérience teintée d’art de vivre à l&rsquo;andalouse et, en même temps, d&rsquo;esprit cosmopolite. Chaque visite a quelque chose d&rsquo;un rituel initiatique sous le signe du naturel et, finalement, de l&rsquo;art.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3776" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-360x480.jpg 360w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE.jpg 1537w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>L&rsquo;atelier</strong></p>



<p>Situé au nord de la vieille ville, l&rsquo;atelier de Daniel et Luciano est un lieu de pèlerinage pour les connaisseurs. Un authentique cabinet de curiosités où, quand ils ne reçoivent de visites, le couple travaille dans une atmosphère monastique. L&rsquo;exubérance des pièces contraste avec la concentration respirée. #quieroelconvento (#onveutlecouvent) est en fait le hashtag que les Exvotos répètent le plus sur les réseaux sociaux ces derniers temps. «&nbsp;Nous sommes conventuels dans notre routine. C&rsquo;est le style de vie dont notre travail a besoin et auquel nous aspirons également : la vie des moines, axée sur la prière et le travail.&nbsp;La prière entendue comme méditation, comme un être en contact avec soi-même.&nbsp;» Daniel et Luciano mettent toute leur énergie à trouver un endroit pour atteindre cet idéal. «&nbsp;Nous voudrions une maison où le travail se confondrait avec la vie. » Après le confinement, il semble que tout le monde recherche la même chose : la demande de logements avec patio, terrasse ou jardin a explosé. «&nbsp;Pendant des années, j&rsquo;ai voulu acheter un bout d&rsquo;espace en plein air qui ne serait qu’à moi et maintenant il semble que tout le monde veut le couvent !&nbsp;», s&rsquo;exclame Luciano. « Ce que nous aimons le plus au monde est l&rsquo;horizon. Ce qui m&rsquo;émeut le plus, c&rsquo;est la&nbsp;<em>campiña</em>&nbsp;sévillane : un champs d&rsquo;oliviers, un paysage ondulé, les paysages de mon enfance, la Vega de Carmona aux environs de Séville. La nature est l&rsquo;une de nos plus grandes sources d&rsquo;inspiration. »</p>



<p><strong>La ville</strong></p>



<p>Entre le centre-ville, où ils vivent, et le quartier de la Macarena, où ils travaillent, la vie quotidienne des Exvotos se partage entre deux Séville très différents. «Nous vivons dans le Ground Zero sévillan : une ville incroyablement belle mais anonyme. Il n&rsquo;y a pas de vie de quartier, il y a peu de rapports humains. Pendant les applaudissements à 20h, nous étions peu nombreux à sortir à la fenêtre car il n’y a là-bas que des appartements touristiques qui, pendant le confinement, étaient vides. Au contraire, les quartiers de San Luis et de la Macarena, où nous avons notre atelier, conservent toujours leur personnalité », explique Luciano. «&nbsp;Séville a beaucoup changé. Quand nous sommes arrivés, c&rsquo;était une ville rêveuse, repliée sur elle-même. D&rsquo;un coup, tout a commencé à dépendre du tourisme et cela a eu des conséquences sur le prix des logements et des locaux. » Daniel ajoute : «&nbsp;Séville est très décaféinée. Nous avons connu une ville, des ambiances, qui n&rsquo;existent plus. Il reste des poches de résistance, mais il faut savoir les repérer. L&rsquo;authenticité s’est évaporée. Cela devient encore plus évident quand nous revenons dans nos villages d’origine : là-bas, on trouve toujours de la vie. » Luciano abonde : « Une ville n&rsquo;est pas seulement ses bâtiments, mais surtout ses habitants. Les touristes viennent à Séville aujourd&rsquo;hui comme s’ils&nbsp;visitaient Disneyland.&nbsp;Que je sache, personne ne vit à Disneyland, pas vrai ?&nbsp;Eh bien, dans le centre de Séville non plus. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/51BB699B-0AA2-4F67-A625-8C66F15D5196-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3778" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/51BB699B-0AA2-4F67-A625-8C66F15D5196-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/51BB699B-0AA2-4F67-A625-8C66F15D5196-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/51BB699B-0AA2-4F67-A625-8C66F15D5196-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/51BB699B-0AA2-4F67-A625-8C66F15D5196-768x768.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/6E7B3885-5C5B-4DA4-8499-E8B5AA0E9632-1-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3788" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/6E7B3885-5C5B-4DA4-8499-E8B5AA0E9632-1-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/6E7B3885-5C5B-4DA4-8499-E8B5AA0E9632-1-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/6E7B3885-5C5B-4DA4-8499-E8B5AA0E9632-1-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/6E7B3885-5C5B-4DA4-8499-E8B5AA0E9632-1-768x768.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/6E7B3885-5C5B-4DA4-8499-E8B5AA0E9632-1.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0552A5DE-E0B6-4A07-A033-D54E157D2EAA-2-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3792" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0552A5DE-E0B6-4A07-A033-D54E157D2EAA-2-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0552A5DE-E0B6-4A07-A033-D54E157D2EAA-2-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0552A5DE-E0B6-4A07-A033-D54E157D2EAA-2-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0552A5DE-E0B6-4A07-A033-D54E157D2EAA-2-768x768.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0552A5DE-E0B6-4A07-A033-D54E157D2EAA-2.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0A7F6E4D-B723-4B0E-9CA5-9B5D049957B9-1-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3796" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0A7F6E4D-B723-4B0E-9CA5-9B5D049957B9-1-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0A7F6E4D-B723-4B0E-9CA5-9B5D049957B9-1-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0A7F6E4D-B723-4B0E-9CA5-9B5D049957B9-1-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0A7F6E4D-B723-4B0E-9CA5-9B5D049957B9-1-768x768.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/0A7F6E4D-B723-4B0E-9CA5-9B5D049957B9-1.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Épilogue</strong></p>



<p>«&nbsp;Nous croisons parfois La Esmeralda (célèbre transformiste sévillan des années 1980 et 1990, véritable mythe local) dans la rue (elle nous dit toujours quand elle nous voit ensemble : «&nbsp;vous êtes comme les figurines sur un gâteau de mariage&nbsp;»). Ces moments nous renvoient à ce Séville disparu. Les grandes figures comme elle n&rsquo;obtiennent pas l&rsquo;attention qu&rsquo;elles méritent. Séville peut être très négligent envers le talent local. Ocaña est parti à Barcelone et il y a rayonné. » Une fois terminées, la plupart des pièces de The Exvotos voyagent en dehors de Séville, où elles éveillent la convoitise de collectionneurs et de magazines spécialisés. Le génie que cette ville a toujours allaité continue de trouver son meilleur public ailleurs. «&nbsp;Il est vrai aussi que ces personnages géniaux ont toujours abondé en Andalousie. Ils faisaient partie de la vie de tous les jours et c&rsquo;est peut-être pour cela qu&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas, et ne sont pas, mis en valeur comme il faudrait. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3794" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-360x480.jpg 360w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1.jpg 1537w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Blanca et la mode</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 16:40:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;appelle Blanca Cabrera Benjumea depuis mon appartement à Paris. Elle est chez elle, dans le quartier de San Juan de la Palma, à Séville. Je l’appelle pour parler de mode, de Séville. Pour parler de la Feria de Séville et du costume traditionnel (traje de&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/blanca-y-el-traje-de-gitana/">Lire la suite</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J&rsquo;appelle Blanca Cabrera Benjumea depuis mon appartement à Paris. Elle est chez elle, dans le quartier de San Juan de la Palma, à Séville. Je l’appelle pour parler de mode, de Séville. Pour parler de la Feria de Séville et du costume traditionnel (<em>traje de gitana</em>). Mais aussi pour parler de Valence et de Berlin.</p>



<p>Blanca est l&rsquo;une des rares personnes en Espagne (sûrement dans le monde) qui, après avoir fait des études de mode, ne veut pas s&rsquo;y consacrer. «Je me sens étrangère au côté mercantile de l&rsquo;industrie. Moi, c&rsquo;est plus la recherche et l’enseignement qui m&rsquo;attirent. J&rsquo;ai une vision anthropologique, presque philosophique du vêtement. La mode, quelque chose de propre à l&rsquo;être humain, reflète son histoire. Je pense que c&rsquo;est peut-être une bonne façon de se comprendre. C&rsquo;est cette approche-là qui m&rsquo;intéresse. »</p>



<p>L&rsquo;histoire de Blanca, elle, reflète la dualité de Séville. Sa famille maternelle appartient à la haute bourgeoisie locale ; la paternelle a subi l’exil, lors du Franquisme, dans sa propre chair. Dans les deux, la figure de la grand-mère. «Clotilde, la mère de ma mère, s&rsquo;est toujours intéressée à l&rsquo;art. Pour elle, l&rsquo;harmonie et la beauté sont dans les détails. Aussi en ce qui concerne le vêtement. Encarnacion, ma grand-mère paternelle, m&rsquo;a offert ma première machine à coudre. » La mode s’est imposée logiquement, non seulement comme un métier, mais comme le prisme à travers lequel envisager sa propre histoire. «J&rsquo;ai grandi entourée de femmes avec une sensibilité esthétique et une formation très complète. Des femmes curieuses qui, inconsciemment, m&rsquo;ont transmis un esprit créatif. Il faut éduquer le regard. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="935" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-935x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3326" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-935x1024.jpeg 935w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-274x300.jpeg 274w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-768x841.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a.jpeg 1078w" sizes="(max-width: 935px) 100vw, 935px" /><figcaption>Clotilde, grand-mère de Blanca.</figcaption></figure>



<p>Blanca a étudié à Valence, «une ville méditerranéenne, baroque, avec des traditions profondément enracinées, mais aussi avec une bourgeoisie industrielle puissante, ouverte et cultivée. Elle a ensuite étudié deux ans à Berlin. «&nbsp;Les jeunes Turques de mon quartier me faisaient penser aux Sévillanes dans leur façon de s’habiller : imprimés, bijoux, or plutôt qu’argent.&nbsp;» Je lui dis que quelque chose de similaire m&rsquo;est arrivé pendant les mois où j&rsquo;ai vécu en Inde. Les femmes vêtues en sari, avec leurs couleurs, leurs plis soigneusement arrangés, leurs fleurs ornant les cheveux, me faisaient souvent penser au filles habillées en <em>gitana</em> lors de la Feria. «En bonne ville baroque, Séville a toujours aimé les architectures éphémères : loges pour assister aux processions de la Semaine Sainte, autels lors de la Fête-Dieu, balcons et patios ornés… La Ferie elle-même n&rsquo;est qu’un mirage architectural, avec cette ville en toile que l’on construit et qui ne dure qu’une semaine. Il en va de même pour la mode. Il existe un vêtement éphémère. Nous nous offrons des costumes, des vestes, des chaussures ou des accessoires pour assister à un mariage, un baptême et, bien sûr, à la Feria, qui constitue une véritable expérience esthétique. Pendant ces jours, la ville se met en scène et recrée des images d’une autre époque. Et je ne parle pas seulement de la femme habillée en <em>gitana</em>, mais aussi des hommes et de la culture du costume. Il y a une sorte de dandysme andalou. Je suppose que le climat et le mode de vie, tourné vers la rue, se reflètent dans notre penchant à nous montrer. Dans le Sud, on aime l’ornement.&nbsp;» </p>



<p style="text-align:right">L&rsquo;élégance est dans l&rsquo;élimination (Cristóbal Balenciaga).</p>



<p>Blanca est un oiseau rare dans la ville. Austérité et pureté colorent sa vision de la mode, plus proche de la Scandinavie que de l&rsquo;Andalousie. <em>Less is more</em>. Et pourtant&#8230; et si cette exubérance andalouse que l’on vient d&rsquo;évoquer n&rsquo;était rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un déguisement ? «&nbsp;Peut-être que l&rsquo;ornement n&rsquo;est que quelque chose d&rsquo;imposé. Quand je regarde de vieilles photos, de mes grands-mères par exemple, je retrouve un habillement plus simple, presque humble, mais aussi plus élégant. Harmonie et discrétion. Les villageois avaient également un sens de l&rsquo;élégance qui a disparu de nos jours, bien que ce soit peut-être une vision quelque peu idéalisée de ma part. Je suppose que cette évolution vers l&rsquo;excès, couplée à la société de consommation et au prêt-à-porter, est arrivée partout, pas seulement ici. De toutes façons, Séville a beaucoup changé : les gens sont partis vivre ailleurs et ont apporté de la variété et une certaine modernité dans l’habillement.&nbsp;» </p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3318" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-768x1152.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384.jpeg 1167w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="655" height="491" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/1B8DEC6D-2E83-49B4-A19D-3BF3EB719C2D-1.jpeg" alt="" class="wp-image-3322" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/1B8DEC6D-2E83-49B4-A19D-3BF3EB719C2D-1.jpeg 655w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/1B8DEC6D-2E83-49B4-A19D-3BF3EB719C2D-1-300x225.jpeg 300w" sizes="(max-width: 655px) 100vw, 655px" /></figure>



<p>Même si elle n’a jamais travaillé dans la mode flamenca, Blanca s&rsquo;est tout de même habillée en <em>gitana</em> depuis qu&rsquo;elle est petite, comme beaucoup de Sévillanes. «J&rsquo;observe quelque chose de similaire dans l&rsquo;évolution du costume traditionnel. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;exagération prévaut, alors qu’avant c&rsquo;était la grâce. Si je devais créer un <em>traje</em>, je ferais quelque chose de plus pur et de plus classique. Le volant comme seule ressource et un tissu lisse. Je jouerais avec la silhouette. » Quelques jours après notre conversation, Blanca m&rsquo;envoie de merveilleux croquis reprenant ces idées-là (photos dans l&rsquo;en-tête et à la fin de ce texte). «J&rsquo;aime les costumes une pièce, sans décolleté dans le dos et en col V sur le devant. De petits <em>lunares</em>, bien sûr. Un <em>mantoncillo</em> (châle à franges brodé) sur les épaules ; une fleur, de taille prudente, sur le dessus ; un peigne et des boucles d’oreille en corail. Rien d&rsquo;autre. Mes grands-mères donneraient le feu vert. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="726" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-1024x726.jpeg" alt="" class="wp-image-3324" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-1024x726.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-300x213.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-768x545.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16.jpeg 1115w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Blanca et sa sœur jumelle à la Feria de Sevilla. </figcaption></figure>



<p>Après avoir travaillé en tant que créatrice pour plusieurs marques, Blanca se consacre actuellement à l&rsquo;enseignement. «Je me découvre petit à petit. Je crois au ralentissement et à l&rsquo;essentiel. Je n’aime  pas les vitrines ni les passerelles. La mode est un langage qui a besoin de temps pour raconter son histoire. Je souhaite démêler cette histoire qui, après tout, est la nôtre. L&rsquo;enseignement m&rsquo;amène sur cette voie.&nbsp;» Cette alchimiste du vêtement me laisse avec cette idée planant dans ma tête. Le nouveau monde à venir devrait appartenir à des créateurs de sa lignée. « Qui visite aujourd’hui le Museo del Traje (Musée de la Mode) à Madrid ou le Musée des arts et coutumes populaires ici à Séville ? Et pourtant, ses collections reflètent l&rsquo;évolution de l&rsquo;histoire aussi bien que n&rsquo;importe quel musée d&rsquo;histoire ou des Beaux-arts. »</p>



<ul class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="745" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-745x1024.jpeg" alt="" data-id="3336" data-link="https://bonjourseville.com/es/?attachment_id=3336" class="wp-image-3336" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-745x1024.jpeg 745w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-218x300.jpeg 218w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-768x1055.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1.jpeg 1537w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="745" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-745x1024.jpeg" alt="" data-id="3334" data-link="https://bonjourseville.com/es/?attachment_id=3334" class="wp-image-3334" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-745x1024.jpeg 745w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-218x300.jpeg 218w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-768x1055.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1.jpeg 1537w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /></figure></li></ul>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="676" height="676" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C.jpeg" alt="" class="wp-image-4228" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C.jpeg 676w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C-300x300.jpeg 300w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /><figcaption>Blanca dessinée par @neusilustracion </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/200419_0152-online-audio-converter.com_.mp3"></audio><figcaption>La conversation complète (en espagnol). </figcaption></figure>
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		<title>La Feria de Séville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 16:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art de vivre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
		<category><![CDATA[Dancer]]></category>
		<category><![CDATA[Faire la fête]]></category>
		<category><![CDATA[Sevilla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manger et boire. Rire, chanter et danser. Regarder et se faire regarder. Au printemps, Séville se met en scène et se fête elle-même. La Feria éclate de ses mille couleurs le temps d’une semaine, au mois d’avril. Les femmes enfilent leurs robes à volants et&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/la-feria-de-seville/">Lire la suite</a></p>
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<p>Manger et boire. Rire, chanter et danser. Regarder et se faire regarder. Au printemps, Séville se met en scène et se fête elle-même. La Feria éclate de ses mille couleurs le temps d’une semaine, au mois d’avril. Les femmes enfilent leurs robes à volants et se parent de fleurs, de châles en soie et de peignes en écaille. Les cavaliers portent le chapeau cordouan et mettent le gilet court. Une immense ville éphémère est construite en bordure du centre-ville, avec son portail d’entrée que des milliers d’ampoules éclairent le soir. Plus de 1000 casetas s’alignent le long des rues: ces loges-tentes, chacune gérée par plusieurs familles ou groupes d’amis, font office de maison pendant les sept jours de fête. On y reçoit famille, amis ou collègues de travail, avec qui on trinque à la <em>manzanilla</em> et on danse des sévillanes. De l’heure du déjeuner jusqu’à l’aube c’est toute une ville qui fête la joie de vivre un nouveau printemps.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="765" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/6B45EAC3-2264-4616-9348-D8DC59C5F5FB-1024x765.jpeg" alt="" class="wp-image-3306" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/6B45EAC3-2264-4616-9348-D8DC59C5F5FB-1024x765.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/6B45EAC3-2264-4616-9348-D8DC59C5F5FB-300x224.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/6B45EAC3-2264-4616-9348-D8DC59C5F5FB-768x574.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>La journée, la Feria accueille le <em>paseo de caballos</em>: des cavaliers et des calèches richement parés défilent dans les rues, s’arrêtant devant les casetas pour saluer ou pour commander un verre de vin. Un spectacle, riche, bigarré, digne d’une autre époque. L’intérieur des casetas est décoré par ses membres comme s’il s&rsquo;agissait d’une maison de la bourgeoisie rurale. Aux éléments folkloriques (éventails, fleurs, chaises et tables colorées) répond un certain esprit baroque, incarné en des miroirs dorés, rideaux en dentelle et même lustres au plafond. Le déjeuner, à base de plats typiques de la région (jambon, fromage, <em>flamenquín</em>, calamars, etc.), est le moment de discuter de tout et de rien, de commenter l’actualité de la ville, de célébrer le printemps qui est revenu. Il faut aussi prendre des forces pour l’après-midi et la soirée, car les journées sont longues à la Feria. Ensuite, pas de règles: balade pour assister au défilé équestre, danse au rythme des sevillanas omniprésentes, ou tout simplement dolce farniente autour d’un café.</p>



<p>Le soir scintille grâce aux milliers de lampions qui ornent les rues. Des groupes de musiciens, ou de spontanés, jouent dans les casetas ou à l’extérieur. Le temps semble s’arrêter quand, tard dans la soirée, la vie quotidienne paraît très loin, avec ses problèmes et petites angoisses. Il n’y a que la danse, le chant et le vin qui comptent ; le partage et la légèreté ; la joie. Jusqu’au moment où l’on décide qu’il est temps d’aller prendre son petit-déjeuner chez le gitanes, qui, comme tout le monde le sait, préparent les meilleurs churros de la Feria.<br> Un seul bémol à tout cela: la grande majorité des casetas sont uniquement accessibles sur invitation. Il en existe toutefois quelques unes qui, appartenant à la mairie ou à des partis politiques, sont ouvertes à tous. Et bien sûr, la fête se vit aussi dans la rue.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="833" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/4E2486DC-6A9C-4282-89C1-CF4368FC11E7_1_201_a-1024x833.jpeg" alt="" class="wp-image-3298" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/4E2486DC-6A9C-4282-89C1-CF4368FC11E7_1_201_a-1024x833.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/4E2486DC-6A9C-4282-89C1-CF4368FC11E7_1_201_a-300x244.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/4E2486DC-6A9C-4282-89C1-CF4368FC11E7_1_201_a-768x625.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/79FCEABB-9CDE-4627-834A-AA4775DC11C4-e1587917888140-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3304" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/79FCEABB-9CDE-4627-834A-AA4775DC11C4-e1587917888140-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/79FCEABB-9CDE-4627-834A-AA4775DC11C4-e1587917888140-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/79FCEABB-9CDE-4627-834A-AA4775DC11C4-e1587917888140-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/79FCEABB-9CDE-4627-834A-AA4775DC11C4-e1587917888140-768x768.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Casa del Pumarejo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 15:32:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Barrio de la Macarena]]></category>
		<category><![CDATA[Calle San Luis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que nous, les Sévillans, nous lamentons aujourd’hui devant la dérive touristique de la ville, il est important de se rappeler que les habitants de la Casa del Pumarejo se battent sur ce front depuis près de 20 ans. Je visite la Casa un après-midi&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/casa-del-pumarejo/">Lire la suite</a></p>
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<p>Alors que nous, les Sévillans, nous lamentons aujourd’hui devant la dérive touristique de la ville, il est important de se rappeler que les habitants de la Casa del Pumarejo se battent sur ce front depuis près de 20 ans.</p>



<p>Je visite la Casa un après-midi de septembre. Jusqu&rsquo;à maintenant, chaque fois que je passais devant, j&rsquo;entrais dans le hall pour admirer son patio, l&rsquo;un des plus beaux de Séville, depuis la grille sans pouvoir y entrer. Aujourd’hui, Sergio, membre de l&rsquo;<a href="https://pumarejo.es/es"> Association Casa del Pumarejo </a>, m&rsquo;attend sur la place et m&rsquo;invite à la visiter. Le Pumarejo appartient à la prestigieuse lignée des maisons de Séville avec patio seigneurial et blason sculpté sur la façade. Cependant, il a eu une évolution totalement différente des autres : de la fin du XIXe siècle à nos jours, il a fonctionné comme <em>casa de vecinos</em>, c’est à dire, un immeuble où les voisins partagent des espaces communs, leurs appartements donnant tous sur un patio central. Le patio de la Casa del Pumarejo abrite un magnifique revêtement d’azulejos ; les colonnes, elles, sont en acajou cubain. La galerie du premier étage est peinte en rouge et ocre. Contrairement à d&rsquo;autres maisons au passé illustre, c&rsquo;est un patio animé, habité, avec d&rsquo;innombrables pots de fleurs soigneusement entretenus par les voisins. Actuellement, seulement 30% de la maison est en service. Une dame regarde par l&rsquo;une des fenêtres à l&rsquo;étage. Elle a entendu des voix dans la cour. Sergio la rassure : tout va bien. Il m&rsquo;explique c&rsquo;est l&rsquo;une des rares voisines à vivre toujours ici.</p>



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<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8b-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2726" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8b-683x1024.jpeg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8b-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8b-768x1152.jpeg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p>Le Pumarejo est une référence en matière de résistance et de lutte contre la spéculation. On a voulu le transformer en hôtel, expulser ses voisins, construire des appartements… Mais une action organisée et déterminée a fait échouer ces projets un par un. L&rsquo;Association a différentes commissions. La commission RQR est en charge des négociations avec le conseil municipal, propriétaire de la maison depuis 2011 après un processus tortueux. Le service communication établit et réglemente les contacts avec d&rsquo;autres associations, en Espagne et à l&rsquo;étranger. Beaucoup se sont intéressées aux activités de la Casa, par exemple Flamenco en France, à Paris, qui a mené le même combat avec la mairie de la capitale française.</p>



<p>Dans un coin de la cour, les locaux du Centre de Voisins du Pumarejo accueillent les activités des nombreux groupes qui le composent, des groupes de femmes victimes de violences conjugales aux groupes d’accueil aux immigrés. Il existe également une bibliothèque autogérée. Le Centre a également sa propre monnaie : le puma. Aujourd&rsquo;hui, le Centre est l&rsquo;âme de la maison, l&rsquo;organe qui lui insuffle une nouvelle vie. Sergio me parle de la diversité des profils qui participent à ce projet unique à Séville : grands-mères, squatters, enfants… Tous avec des parcours différents. Cette variété contribue à l&rsquo;horizontalité du projet. En fait, la Casa est un véritable laboratoire, un vivier d&rsquo;initiatives sociales. Une source d&rsquo;inspiration contre la marchandisation de la ville. Un miroir dans lequel Séville devrait se regarder en ces temps incertains.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8d-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2728" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8d-683x1024.jpeg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8d-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/fullsizeoutput_2f8d-768x1152.jpeg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></div>
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		<title>Ángeles Espinar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 22:57:21 +0000</pubDate>
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<p>« Elle a un beau point ». C’est ainsi qu&rsquo;était défini dans le passé le talent de certaines brodeuses de <em>mantones</em> spécialement douées pour le métier. Parce qu’une chose est de bien broder et une autre est d’avoir cette chose indéfinissable qui donne de la vie à la broderie. Quelque chose qui n&rsquo;est pas apprise, que l&rsquo;on a ou que l&rsquo;on n&rsquo;a pas. C&rsquo;est Ángeles Espinar qui m&rsquo;explique tout cela dans le salon de sa maison, dans le village de Villamanrique de la Condesa, à 30 kilomètres de Séville. La porte ouverte du jardin laisse pénétrer la lumière de l&rsquo;automne. Dehors, je peux voir un bouquet de roses fraîchement coupées sur une table. Ángeles, 80 ans, me raconte avec passion l&rsquo;histoire de son atelier. « Ma mère a commencé dans les années 30. Villamanrique fabriquait à cette époque presque toute la broderie pour les usines de Séville. Auparavant, les châles venaient tous de Canton, dans le galion de Manille, mais ils ont finalement commencé à être produits localement. » </p>



<p>Pour illustrer les explications de sa mère, María José, la fille qui a repris le  savoir-faire familial, sort quelques uns des <em>mantones</em> anciens de la collection que mère et fille ont rassemblée au fil des ans: des modèles <em>isabelinos</em>, chinois, de <em>cigarrera</em>, Art déco, mexicains … « Le métier de brodeuse était transmis de mère en fille. Dès leur plus jeune âge, les filles recevaient un petit châssis pour broder. Elles suivaient ensuite leur apprentissage dans un atelier. Le salaire qu’une brodeuse rapportait à la maison était vital pour l’économie familiale.  » On se demande combien d&rsquo;heures de travail prend chaque pétale, chaque feuille, chaque motif brodé dans la soie. À quoi penserait la brodeuse en dessinant au fil et à l&rsquo;aiguille les ailes de cet oiseau-là ? Angeles poursuit: « A partir des années 60, le mantón est entré en crise: le savoir-faire de la broderie s&rsquo;est perdu. Ils ont commencé à être produits presque de manière industrielle pour les touristes. De mon côté, je me suis appliquée à protéger, à récupérer l&rsquo;essence du <em>mantón</em> à l&rsquo;ancienne. « </p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="753" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2487" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg 753w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-221x300.jpeg 221w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-768x1045.jpeg 768w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2497" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>En 1979, Ángeles Espinar expose pour la première fois lors d&rsquo;une exposition d&rsquo;artisanat à Séville « J&rsquo;ai tout vendu et ça a été pareil dans toutes les expositions suivantes. » L&rsquo;atelier se trouve juste en face de sa maison à Villamanrique, de l&rsquo;autre côté de la rue. « À la meilleure époque, j&#8217;employais environ 100 brodeuses. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;en ai 5 ou 6. L&rsquo;image traditionnelle des brodeuses travaillant ensemble dans un atelier n&rsquo;existe plus depuis les années 50: maintenant, elles ramènent le travail à la maison et le livrent une fois terminé » . María José me montre comment les modèles utilisés pour différents motifs de broderie sont dessinés. Elle me montre aussi une petite collection de vieux modèles, sur du papier de riz, certains avec le sceau de Canton estampé à l&rsquo;encre. Elle fait également quelques points dans la soie pour me montrer comment on brode un <em>mantón</em>. Avec précision et délicatesse, elle manie l&rsquo;aiguille et le fil pour donner, un à un, les points qui vont dessiner le pétale d&rsquo;une fleur. Je me sens un peu ridicule d&rsquo;enregistrer avec mon iPhone les mains de María José, dont le savoir-faire renferme plus de beauté et de vérité que n&rsquo;importe quel <em>gadget</em> technologique. C&rsquo;est qu&rsquo;une visite de l&rsquo;atelier de Ángeles Espinar est comme un voyage dans le temps, ou plutôt une pause dans le temps. Comme si les minutes restaient accrochées à ces mains expertes, ou à ces jardins brodés en soie et toujours en fleur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2489" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2501" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img alt=""/></figure>
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		<title>La Macarena</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 18:50:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Art de vivre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que vous soyez croyant ou pas, que vous soyez jeune ou vieux, de gauche ou de droite, parisien ou marseillais &#8230; Vous ne resterez pas impassible devant cette  vierge célébrissime qui, qu&#8217;on le veuille ou non, fait partie qu&#8217;on le veuille ou non, de la&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/la-macarena/">Lire la suite</a></p>
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<p>Que vous soyez croyant ou pas, que vous soyez jeune ou vieux, de gauche ou de droite, parisien ou marseillais &#8230; Vous ne resterez pas impassible devant cette  vierge célébrissime qui, qu&rsquo;on le veuille ou non, fait partie qu&rsquo;on le veuille ou non, de la culture populaire et de l&rsquo;âme de Séville. Depuis sa basilique à l&rsquo;extrémité nord de la vieille ville, collée aux remparts et à l&rsquo;arc qui lui ont donnée ce nom aux résonances arabes, cette sculpture à l&rsquo;auteur anonyme, vénérée depuis quatre siècles, irradie la ville de son magnétisme. Notre Dame de l&rsquo;Espérance, la Macarena, est adorée, chantée, mais aussi moquée par les sévillans depuis des générations dans nombre de poèmes, quolibets ou simplement expressions de la vie quotidienne. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un véritable phénomène, qui va au-delà de la religion et mélange mémoire collective, sentiment d&rsquo;appartenance et sensibilité artistique. Du haut de son autel, la Macarena verse à jamais ses larmes en cristal, parée de somptueux tissus et de sa couronne en or. Sur sa poitrine, les mariquillas, ces cinq émeraudes en forme de fleur achetées place Vendôme et offertes par le célèbre toréro Joselito el Gallo. Mais la Macarena est aussi un quartier, peut-être le plus sévillan de tous, le plus populaire. Le vendredi de la Semaine Sainte, vers deux heures du matin, la vierge sort en procession sur un char en argent, entourée de fleurs et du parfum de l&rsquo;encens. Un moment d&rsquo;une intensité particulière, à ne pas manquer si vous avez l&rsquo;occasion.  Le reste de l&rsquo;année, on passe la voir le weekend, seul moment de la semaine où il est possible d&rsquo;accéder à sa niche et l&rsquo;approcher&#8230; avant de prendre un verre dans un des bars de ce quartier unique.  </p>



<p></p>
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		<title>Palacio de Lebrija</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 10:14:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>(FRANÇAIS) Séville a un énorme patrimoine artistique, mais seulement une partie est accessible au public. Le reste, ce sont des églises, des maisons seigneuriales, des chapelles&#8230; qui restent fermées la plupart du temps ou qui ouvrent de façon exceptionnelle. Heureusement pour nous, ce fastueux palais,&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/palacio-de-lebrija/">Lire la suite</a></p>
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<p>(FRANÇAIS) Séville a un énorme patrimoine artistique, mais seulement une partie est accessible au public. Le reste, ce sont des églises, des maisons seigneuriales, des chapelles&#8230; qui restent fermées la plupart du temps ou qui ouvrent de façon exceptionnelle. Heureusement pour nous, ce fastueux palais, qui appartient à la même famille depuis plus d&rsquo;un siècle, est ouvert à la visite. Le Palacio de Lebrija est avant tout l&rsquo;oeuvre de Regla Manjón, Comtesse de Lebrija (1851-1938) et femme extrêmement cultivée. Passionnée d&rsquo;archéologie, elle a &nbsp;contribué aux fouilles dans la ville romaine d&rsquo;Italica, dans la banlieu de Séville, et a acheté quelques unes des plus belles mosaïques qui y ont été découvertes&#8230; Pour pouvoir les admirer à la maison, elle a remanié le rez-de-chaussée de son palais du 16e siècle, faisant rabattre des murs et adaptant les différentes pièces aux dimensions des nouveaux sols. Le résultat: des sols aux pavages exceptionnels, représentant des motifs géométriques et toute la constellation des divinités romaines. Le mélange avec les éléments originaux du palais produit un ensemble unique à Séville, souvent utilisé pour des séances photo de mode. Véritable noyau architectural, le patio principal est présidé d&rsquo;une statue de Vénus qui semble veiller sur la demeure. Plus loin, au gré des différents espaces, les collections archéologiques de la comtesse, composées de pièces d&rsquo;origine romaine, arabe et même aztèque, sont exposées dans de vieilles vitrines à la façon d&rsquo;un cabinet de curiosités. Un esprit d&rsquo;une autre époque, calme et négligé, se dégage de ces pièces peu fréquentées, qui invitent à s&rsquo;offrir un moment de rêverie. Les styles se conjuguent avec harmonie ; tout se complémente et s&rsquo;équilibre : les azulejos qui recouvrent les murs, les arabesques, les orangers du jardin d&rsquo;hiver&#8230; Comme dans une métaphore de l&rsquo;histoire de Séville, Rome, l&rsquo;Islam et la Renaissance dialoguent à l&rsquo;infini. À l&rsquo;étage (visite guidée uniquement), les appartements privés de la famille recèlent du mobilier ancien et des toiles de Van Dyck et de Sorolla. Les heures semblent s&rsquo;être arrêtées parmi ces murs, où flotte l&rsquo;air insouciant et réconfortant d&rsquo;un autre temps.</p>



<p>Calle Cuna, 8</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/fullsizeoutput_2aa0-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2334" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/fullsizeoutput_2aa0-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/fullsizeoutput_2aa0-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/fullsizeoutput_2aa0-768x1153.jpeg 768w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_8269-e1568370060614-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2336" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_8269-e1568370060614-683x1024.jpg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_8269-e1568370060614-200x300.jpg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_8269-e1568370060614-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_9562-e1568370729801-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2350" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_9562-e1568370729801-683x1024.jpg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_9562-e1568370729801-200x300.jpg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/09/IMG_9562-e1568370729801-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
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		<title>Haute couture sévillane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2019 17:25:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Saviez-vous que les maisons parisiennes de haute couture confient leurs travaux de broderies à des artisans sévillans? Séville héberge pas moins de dix ateliers où des spécialistes du fil et de l&#8217;aiguille travaillent avec précision et passion. Le geste doit être juste; la vocation déterminée.&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/haute-couture-sevillane/">Lire la suite</a></p>
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<p>Saviez-vous que les maisons parisiennes de haute couture confient leurs travaux de broderies à des artisans sévillans? Séville héberge pas moins de dix ateliers où des spécialistes du fil et de l&rsquo;aiguille travaillent avec précision et passion. Le geste doit être juste; la vocation déterminée. On ne compte pas les heures que l&rsquo;on passe à dessiner au fil d&rsquo;or des motifs végétaux ou géométriques sur du velours. Ces véritables oeuvres d&rsquo;art servent&nbsp;généralement à parer les madones et autres sculptures dont les églises de la ville regorgent. Un artisanat préservé à Séville comme nulle part ailleurs.</p>



<p>Je visite l&rsquo;atelier de Mariano Martín Santonja, dans un des plus vieux quartiers de Séville. Dans un rez-de-chaussée, et autour d&rsquo;une table toute en longueur, quatre ouvrières s&rsquo;appliquent à broder un dais qui protégera une sculpture de la Vierge lors d&rsquo;une procession locale. Mariano surveille leur travail et prend l&rsquo;aiguille quand&nbsp;cela lui semble&nbsp;nécessaire. Cela fait 20 ans qu&rsquo;il se consacre à cet « art appliqué populaire », lui qui, petit, s&rsquo;extasiait devant les somptueuses capes et tuniques dont on habille les sculptures baroques honorées pendant la Semaine Sainte de Séville. Il m&rsquo;explique que broder, ce n&rsquo;est pas simplement dessiner sur du tissu: il faut jouer avec les tonalités des fils et le type de point pour « rendre les broderies vivantes ». Un vrai « travail d&rsquo;expert » qui cherche à reproduire toutes les nuances de la nature à l&rsquo;aide du fil et de l&rsquo;aiguille. Quand on entre dans un atelier comme celui-ci, on sent tout de suite le contraste avec le monde extérieur: dehors, c&rsquo;est la vie quotidienne avec son rythme accéléré; ici, entourés de morceaux de broderies anciennes et d&rsquo;images pieuses, le temps s&rsquo;arrête devant le dévouement et la concentration des brodeuses. Les temps modernes, avec leurs machines et leur recherche du pratique, sont bien loin. N&rsquo;est-ce pas la cadre parfait pour la naissance de l&rsquo;art?</p>



<p>Pour visiter l&rsquo;atelier de Mariano, il faut réserver au 00 34 686 925513</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-756" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>(ESPAÑOL) ¿Sabía que las casas parisinas de alta costura confían sus trabajos de bordado a artesanos sevillanos? Sevilla alberga alrededor de diez talleres donde especialistas del hilo y la aguja trabajan con precisión y pasión. El gesto debe ser certero, la vocación decidida. Son incontables las horas que se pasan dibujando motivos vegetales con hilo de oro o patrones geométricos en terciopelo. Estas auténticas obras de arte se usan generalmente para vestir a las vírgenes y a Los Santos que pueblan las iglesias de la ciudad. Un <em>savoir-faire</em> conservado en Sevilla como en ningún otro lugar.<br> </p>



<p>Visito el estudio de Mariano Martín Santonja, en uno de los barrios más antiguos de la ciudad. En una planta baja, y alrededor de una larga mesa, cuatro trabajadoras se dedican a bordar el dosel que protegerá una escultura de la Virgen durante una procesión local. Mariano vigila el trabajo y toma la aguja cuando le parece necesario. Durante 20 años se ha dedicado a este « arte popular aplicado. » Ya desde pequeño, Mariano se extasiaba frente a los suntuosos mantos y túnicas con las que se visten las esculturas barrocas honradas durante la Semana Santa de Sevilla. Durante la visita, me explica que bordar no es simplemente dibujar sobre tela: hay que jugar con los tonos de los hilos y el tipo de puntada para « dar vida al bordado ». Un verdadero « trabajo experto » que busca reproducir todos los matices de la naturaleza utilizando el hilo y la aguja. Cuando se entra en un taller como este, inmediatamente se siente el contraste con el mundo exterior: afuera, la vida cotidiana con su ritmo acelerado;  aquí, rodeado de piezas de bordados antiguos e imágenes religiosas, el tiempo se detiene ante la dedicación y la concentración de las bordadoras. Los tiempos modernos, con sus máquinas y su obsesión por lo práctico, parecen muy lejos. ¿No es este el escenario perfecto para el cultivo del arte?</p>



<p>Para visitar el estudio de Mariano Martín Santonja es imprescindible reservar: 00 34 686 925513</p>
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