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	<title>Création &#8211; Bonjour Séville</title>
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	<description>Un projet sur Séville fait depuis Paris</description>
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		<title>The Exvotos</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 20:29:31 +0000</pubDate>
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<p>L&rsquo;autre jour, mon copain et moi avons regardé ensemble le film&nbsp;<em>Ocaña, portrait intermittent</em>&nbsp;(Ventura Pons, 1978). Lui, français, n&rsquo;a jamais visité l&rsquo;Andalousie et j&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;Ocaña, le génial artiste queer décédé en 1983, est l&rsquo;un des meilleurs médiums pour un premier contact avec la culture populaire et l&rsquo;esprit andalous. À un moment du film, le peintre et agitateur de Cantillana, petit village à quelques kilomètres de Séville, affirme que l&rsquo;Andalousie est comme un «un grand tableau surréaliste&nbsp;». L’édition 2020 de la Feria de Séville n’a pas pu avoir lieu à cause de la pandémie du Covid-19. En avril, alors que la célèbre&nbsp;<em>fiesta</em>&nbsp;aurait dû être à son comble, Daniel et Luciano, The Exvotos, ont créé une pièce en céramique qui représentait une clown habillée avec la robe traditionnelle flamenca. Ce couple d&rsquo;artistes fusionnait ainsi, avec brio et spontanéité, deux aspects essentiels de la fête : la revendication du folklore et le goût de la théâtralité. «&nbsp;La vie sans humour ne va nulle part. Nous le cultivons sans le forcer, naturellement. De plus, nous pouvons être très ironiques. Notre humour est surréaliste. » Eux dans leur maison du centre de Séville et moi dans mon appartement à Paris, Daniel, Luciano et moi invoquons l&rsquo;esprit d&rsquo;Ocaña. «&nbsp;Comme la vie elle-même, l&rsquo;Andalousie n’est qu’un grand contraste : le sang et l&rsquo;or, les larmes et la couronne « , explique Luciano.</p>



<span id="more-3764"></span>



<p><strong>L&rsquo;art</strong></p>



<p>Les Exvotos sont les enfants terribles de la création sévillane. Leur travail mêle tradition et modernité et joue avec la religiosité populaire et le paganisme. Le métal, le bois et surtout la céramique se transforment sous leurs mains en pièces habitées d&rsquo;humour et de sophistication. Leurs références couvrent le Baroque et l&rsquo;Antiquité, les avant-gardes, le mysticisme et même le kitsch. Un torrent de génie andalou. «&nbsp;Nous ne recherchons pas la perfection, nous croyons beaucoup à la spontanéité. Le parfait, le symétrique, ça ne nous intéresse pas. Nous sommes attirés par l&rsquo;asymétrie, l&rsquo;impur, l&rsquo;usé. Cette merveilleuse imperfection qui finit par être doublement belle. Ce que j&rsquo;aime le plus peindre, ce sont des gens qui louchent. En fait, ce sont les pièces que nous vendons le mieux », explique Daniel. «&nbsp;Nous ne vendons pas du faux. Nous recherchons la beauté et nous avons une idée concrète de ce que nous aimons, mais nous nous laissons aussi aller à l’inspiration du moment. Il faut que ce soit frais. Nous recherchons l&rsquo;étincelle, l&rsquo;authenticité, la lumière. La lumière naturelle est la base de tout. Cela peut surprendre, mais nous n&rsquo;aimons pas l&rsquo;artifice. Par exemple, la série #lahoradelafruta, que nous publions régulièrement sur notre profil Instagram, est née d&rsquo;une habitude qui fait vraiment partie de notre quotidien. » Les Ex-Votos font de la vie une œuvre d&rsquo;art. Et pas seulement en ce qui concerne leurs pièces : être reçu dans leur atelier constitue une expérience teintée d’art de vivre à l&rsquo;andalouse et, en même temps, d&rsquo;esprit cosmopolite. Chaque visite a quelque chose d&rsquo;un rituel initiatique sous le signe du naturel et, finalement, de l&rsquo;art.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3776" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE-360x480.jpg 360w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/D09985F5-913C-4DF2-B4B9-8C0E6163EBEE.jpg 1537w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>L&rsquo;atelier</strong></p>



<p>Situé au nord de la vieille ville, l&rsquo;atelier de Daniel et Luciano est un lieu de pèlerinage pour les connaisseurs. Un authentique cabinet de curiosités où, quand ils ne reçoivent de visites, le couple travaille dans une atmosphère monastique. L&rsquo;exubérance des pièces contraste avec la concentration respirée. #quieroelconvento (#onveutlecouvent) est en fait le hashtag que les Exvotos répètent le plus sur les réseaux sociaux ces derniers temps. «&nbsp;Nous sommes conventuels dans notre routine. C&rsquo;est le style de vie dont notre travail a besoin et auquel nous aspirons également : la vie des moines, axée sur la prière et le travail.&nbsp;La prière entendue comme méditation, comme un être en contact avec soi-même.&nbsp;» Daniel et Luciano mettent toute leur énergie à trouver un endroit pour atteindre cet idéal. «&nbsp;Nous voudrions une maison où le travail se confondrait avec la vie. » Après le confinement, il semble que tout le monde recherche la même chose : la demande de logements avec patio, terrasse ou jardin a explosé. «&nbsp;Pendant des années, j&rsquo;ai voulu acheter un bout d&rsquo;espace en plein air qui ne serait qu’à moi et maintenant il semble que tout le monde veut le couvent !&nbsp;», s&rsquo;exclame Luciano. « Ce que nous aimons le plus au monde est l&rsquo;horizon. Ce qui m&rsquo;émeut le plus, c&rsquo;est la&nbsp;<em>campiña</em>&nbsp;sévillane : un champs d&rsquo;oliviers, un paysage ondulé, les paysages de mon enfance, la Vega de Carmona aux environs de Séville. La nature est l&rsquo;une de nos plus grandes sources d&rsquo;inspiration. »</p>



<p><strong>La ville</strong></p>



<p>Entre le centre-ville, où ils vivent, et le quartier de la Macarena, où ils travaillent, la vie quotidienne des Exvotos se partage entre deux Séville très différents. «Nous vivons dans le Ground Zero sévillan : une ville incroyablement belle mais anonyme. Il n&rsquo;y a pas de vie de quartier, il y a peu de rapports humains. Pendant les applaudissements à 20h, nous étions peu nombreux à sortir à la fenêtre car il n’y a là-bas que des appartements touristiques qui, pendant le confinement, étaient vides. Au contraire, les quartiers de San Luis et de la Macarena, où nous avons notre atelier, conservent toujours leur personnalité », explique Luciano. «&nbsp;Séville a beaucoup changé. Quand nous sommes arrivés, c&rsquo;était une ville rêveuse, repliée sur elle-même. D&rsquo;un coup, tout a commencé à dépendre du tourisme et cela a eu des conséquences sur le prix des logements et des locaux. » Daniel ajoute : «&nbsp;Séville est très décaféinée. Nous avons connu une ville, des ambiances, qui n&rsquo;existent plus. Il reste des poches de résistance, mais il faut savoir les repérer. L&rsquo;authenticité s’est évaporée. Cela devient encore plus évident quand nous revenons dans nos villages d’origine : là-bas, on trouve toujours de la vie. » Luciano abonde : « Une ville n&rsquo;est pas seulement ses bâtiments, mais surtout ses habitants. Les touristes viennent à Séville aujourd&rsquo;hui comme s’ils&nbsp;visitaient Disneyland.&nbsp;Que je sache, personne ne vit à Disneyland, pas vrai ?&nbsp;Eh bien, dans le centre de Séville non plus. »</p>



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<p><strong>Épilogue</strong></p>



<p>«&nbsp;Nous croisons parfois La Esmeralda (célèbre transformiste sévillan des années 1980 et 1990, véritable mythe local) dans la rue (elle nous dit toujours quand elle nous voit ensemble : «&nbsp;vous êtes comme les figurines sur un gâteau de mariage&nbsp;»). Ces moments nous renvoient à ce Séville disparu. Les grandes figures comme elle n&rsquo;obtiennent pas l&rsquo;attention qu&rsquo;elles méritent. Séville peut être très négligent envers le talent local. Ocaña est parti à Barcelone et il y a rayonné. » Une fois terminées, la plupart des pièces de The Exvotos voyagent en dehors de Séville, où elles éveillent la convoitise de collectionneurs et de magazines spécialisés. Le génie que cette ville a toujours allaité continue de trouver son meilleur public ailleurs. «&nbsp;Il est vrai aussi que ces personnages géniaux ont toujours abondé en Andalousie. Ils faisaient partie de la vie de tous les jours et c&rsquo;est peut-être pour cela qu&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas, et ne sont pas, mis en valeur comme il faudrait. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3794" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1-360x480.jpg 360w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/25A45AA4-BD4B-48B3-A5D8-32EDB3F3A988-1.jpg 1537w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Patricia Buffuna</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 14:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
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<p>Un ancien entrepôt de vin transformé en atelier et boutique de chapeaux. Un espace aéré et accueillant qui met en valeur les créations de Patricia. Formée à Londres, cette jeune créatrice sévillane sourit sans défaillance et transmet sa passion pour les chapeaux avec douceur et délicatesse. Ses modèles puisent l&rsquo;inspiration dans le passé. « Je trouve que l&rsquo;originalité est un concept qui a pris trop d’importance. Les musiciens du Baroque jouait « à la manière de » comme une façon de rendre hommage à celui qui les avait inspirés. Aujourd’hui nous sommes obsédés par la nouveauté, tout va très vite. Je ne cherche pas à innover à tout prix. Je suis contente si j’ai réussi à développer deux ou trois idées dans mes chapeaux. J’admire les créateurs qui creusent un seul et unique concept pendant des années. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2799" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-768x768.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Les modèles de Patricia mélangent l&rsquo;élégance d&rsquo;antan à une sophistication empreinte de modernité. «&nbsp;J’aime tout ce qui est ancien. Quand on se penche un peu sur le passé, on se rend vite compte qu’avant il y avait beaucoup plus de modernité que de nos jours, les gens osaient davantage.&nbsp;» Antonio, son compagnon, partage ce penchant pour les temps passés puisqu’il tient une librairie de livres anciens. Travaillant tous les deux pour la tête, le libraire et la chapelière ont baptisé la maison d’une devise inspirante : <em>Antes la cabeza que el sombrero</em> (Plutôt la tête que la chapeau). Une profusion de formes et de matières habite la boutique. Patricia les façonne, une à une, de manière complètement artisanale dans l’atelier situé au fond, où les clients peuvent assister au processus de création et fabrication. Une visite qui évoque la tradition chapelière de Séville, fleurissante hier et presque disparue aujourd’hui.</p>



<p>Nos grands-parents portaient tous des chapeaux quotidiennement. Les photos anciennes nous les montrent parés de couvre-chefs de plusieurs sortes. À Séville, de nombreux fabricants fournissaient la clientèle locale et nationale. Le <em>sombrero</em> traditionnel à bords plats, porté par les cavaliers à la campagne et par les citadins, cohabitait avec des modèles internationaux. «&nbsp;Tout a changé. Nous avons une certaine pudeur à porter un chapeau. Même à Séville, où l&rsquo;on arbore toujours le <em>sombrero</em> ou des fleurs dans les cheveux lors de la Feria, les gens ont perdu l’habitude du chapeau quotidien. Il est désormais l’apanage des grands événements sociaux tels que les mariages.&nbsp;» </p>



<p>Patricia se bat patiemment pour que cette accessoire retrouve sa place dans notre quotidienneté. Toujours avec modestie et élégance, elle confectionne soigneusement, sur mesure ou en série, des pièces qu’auraient pu porter nos grands-parents, mais que les gens mettront de bon gré d’ici plusieurs années. </p>



<p><a href="https://patriciabuffuna.com">patriciabuffuna.com </a></p>



<p><a href="https://www.instagram.com/buffunahats/">@buffunahats</a></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="900" height="601" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771.jpg" alt="" class="wp-image-3579" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771.jpg 900w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771-300x200.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3569" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-768x1152.jpeg 768w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3573" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-768x1153.jpeg 768w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure></div>
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		<title>Ana Salas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 12:55:32 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La maison d&rsquo;Ana Salas en banlieue de Séville est inondée de lumière. Une grande cour intérieure l&rsquo;envoie dans toutes les pièces. La décoration, simple et efficace, la laisse couler partout. Cela suffit. L&rsquo;espace presque vide des meubles semble vibrer. Au dernier étage, l&rsquo;atelier de cette céramiste est également baigné par la lumière. Là-haut, elle moule délicatement la porcelaine avec laquelle elle confectionne ses bijoux et sa vaisselle. À l&rsquo;instar de la maison, les créations d&rsquo;Ana utilisent un minimum de ressources pour réussir une présence subtile mais poétique et évocatrice, aérienne et ouverte à toutes les possibilités. Les formes sont simples, parfois enfantines. Les ornements sont réduits à des lignes dorées et des points presque aléatoires. Libres de tout effectisme, les pièces (broches, pendentifs, soucoupes, bols &#8230;) se laissent appréhender sans s&rsquo;imposer, s&rsquo;imprégnant de la vision de chacun. « Des bijoux pour les gens qui n&rsquo;aiment pas en porter. »&nbsp;Cela semble facile. Et pourtant, derrière cette simplicité, il y a un vrai travail de réflexion.</p>



<p>Après une formation approfondie en céramique, Ana a renforcé son apprentissage en Italie. Avec cette base solide, l’artiste a affiné son style en combinant liberté créative et inspiration dans d’autres traditions, toujours à l’écart des tendances du moment. La délicatesse de ses pièces évoque plutôt l&rsquo;esthétique wabi-sabi, ce courant d&rsquo;origine japonaise qui cherche la beauté dans le simple et l&rsquo;imparfait. Ainsi, ses créations portent parfois l&#8217;empreinte de ses mains ou les coups de pinceau du vernis comme témoignage du processus de fabrication. C&rsquo;est une porcelaine organique, à l&rsquo;extrémité opposée des pièces produites en série et aux finitions parfaites. Ici, chaque bague, boucle d&rsquo;oreille ou bol semble tout droit sorti de l&rsquo;atelier, à la fois fini et inachevé, simple mais aussi sophistiqué. Avec cet esprit japonais, l&rsquo;influence de l&rsquo;esthétique scandinave se retrouve également dans certaines de ces pièces. De plus, chaque collection d&rsquo;Ana Salas porte son propre nom, faisant référence aux expériences et à la personnalité de cette artiste libre, unique à Séville.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2573" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-1024x683.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-300x200.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2575" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-683x1024.jpg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-200x300.jpg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></div>



<p>Quand on visite la boutique de la rue de Zaragoza, on perçoit immédiatement la cohérence entre la vie et le travail d&rsquo;Ana. Comme chez elle, les ressources, savamment sélectionnées, se réduisent au minimum. Le mobilier, entre simplicité et esprit rétro, servent de cadre aux pièces, sans jamais les éclipser. Tout est arrangé avec soin. On ne peut pas entrer dans cet endroit si on est pressé: on découvre progressivement chaque bague, chaque fermoir. Dispersée dans tout l&rsquo;espace, chaque création se dévoile lentement, quand on prend le temps de s’en approcher et de regarder. « Des bijoux silencieux. » Ana Salas sait bien que discrétion et élégance vont de pair. Son dialogue avec la porcelaine (elle travaille parfois dans le petit atelier installé dans un coin de la boutique) produit un monde vulnérable, léger et en même temps très présent. Comme la lumière.</p>



<p>Ana Salas vend ses créations dans son magasin de la rue Zaragoza et, en décembre, au marché de Noël de la Plaza Nueva.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2577" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>



<p></p>
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		<title>Ángeles Espinar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 22:57:21 +0000</pubDate>
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<p>« Elle a un beau point ». C’est ainsi qu&rsquo;était défini dans le passé le talent de certaines brodeuses de <em>mantones</em> spécialement douées pour le métier. Parce qu’une chose est de bien broder et une autre est d’avoir cette chose indéfinissable qui donne de la vie à la broderie. Quelque chose qui n&rsquo;est pas apprise, que l&rsquo;on a ou que l&rsquo;on n&rsquo;a pas. C&rsquo;est Ángeles Espinar qui m&rsquo;explique tout cela dans le salon de sa maison, dans le village de Villamanrique de la Condesa, à 30 kilomètres de Séville. La porte ouverte du jardin laisse pénétrer la lumière de l&rsquo;automne. Dehors, je peux voir un bouquet de roses fraîchement coupées sur une table. Ángeles, 80 ans, me raconte avec passion l&rsquo;histoire de son atelier. « Ma mère a commencé dans les années 30. Villamanrique fabriquait à cette époque presque toute la broderie pour les usines de Séville. Auparavant, les châles venaient tous de Canton, dans le galion de Manille, mais ils ont finalement commencé à être produits localement. » </p>



<p>Pour illustrer les explications de sa mère, María José, la fille qui a repris le  savoir-faire familial, sort quelques uns des <em>mantones</em> anciens de la collection que mère et fille ont rassemblée au fil des ans: des modèles <em>isabelinos</em>, chinois, de <em>cigarrera</em>, Art déco, mexicains … « Le métier de brodeuse était transmis de mère en fille. Dès leur plus jeune âge, les filles recevaient un petit châssis pour broder. Elles suivaient ensuite leur apprentissage dans un atelier. Le salaire qu’une brodeuse rapportait à la maison était vital pour l’économie familiale.  » On se demande combien d&rsquo;heures de travail prend chaque pétale, chaque feuille, chaque motif brodé dans la soie. À quoi penserait la brodeuse en dessinant au fil et à l&rsquo;aiguille les ailes de cet oiseau-là ? Angeles poursuit: « A partir des années 60, le mantón est entré en crise: le savoir-faire de la broderie s&rsquo;est perdu. Ils ont commencé à être produits presque de manière industrielle pour les touristes. De mon côté, je me suis appliquée à protéger, à récupérer l&rsquo;essence du <em>mantón</em> à l&rsquo;ancienne. « </p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="753" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2487" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg 753w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-221x300.jpeg 221w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-768x1045.jpeg 768w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2497" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>En 1979, Ángeles Espinar expose pour la première fois lors d&rsquo;une exposition d&rsquo;artisanat à Séville « J&rsquo;ai tout vendu et ça a été pareil dans toutes les expositions suivantes. » L&rsquo;atelier se trouve juste en face de sa maison à Villamanrique, de l&rsquo;autre côté de la rue. « À la meilleure époque, j&#8217;employais environ 100 brodeuses. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;en ai 5 ou 6. L&rsquo;image traditionnelle des brodeuses travaillant ensemble dans un atelier n&rsquo;existe plus depuis les années 50: maintenant, elles ramènent le travail à la maison et le livrent une fois terminé » . María José me montre comment les modèles utilisés pour différents motifs de broderie sont dessinés. Elle me montre aussi une petite collection de vieux modèles, sur du papier de riz, certains avec le sceau de Canton estampé à l&rsquo;encre. Elle fait également quelques points dans la soie pour me montrer comment on brode un <em>mantón</em>. Avec précision et délicatesse, elle manie l&rsquo;aiguille et le fil pour donner, un à un, les points qui vont dessiner le pétale d&rsquo;une fleur. Je me sens un peu ridicule d&rsquo;enregistrer avec mon iPhone les mains de María José, dont le savoir-faire renferme plus de beauté et de vérité que n&rsquo;importe quel <em>gadget</em> technologique. C&rsquo;est qu&rsquo;une visite de l&rsquo;atelier de Ángeles Espinar est comme un voyage dans le temps, ou plutôt une pause dans le temps. Comme si les minutes restaient accrochées à ces mains expertes, ou à ces jardins brodés en soie et toujours en fleur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2489" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2501" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img alt=""/></figure>
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		<title>Le voilà</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2019 15:07:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Branché]]></category>
		<category><![CDATA[Centre]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Les gens]]></category>
		<category><![CDATA[Made in Séville]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jour, je suis passé devant et j&#8217;ai décidé d&#8217;entrer : Le voilà, un nom très français, clair et direct. L&#8217;espace a conservé le revêtement originel en azulejos (un trésor à Séville par les temps qui courent), ainsi que la fresque du plafond. Penélope, la&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/le-voila-2/">Lire la suite</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un jour, je suis passé devant et j&rsquo;ai décidé d&rsquo;entrer : <a href="https://levoila.es">Le voilà</a>, un nom très français, clair et direct. L&rsquo;espace a conservé le revêtement originel en <em>azulejos</em> (un trésor à Séville par les temps qui courent), ainsi que la fresque du plafond. Penélope, la créatrice de la marque, m&rsquo;a expliqué qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de la salle de lecture d&rsquo;une ancienne maison seigneuriale et qu&rsquo;elle l&rsquo;avait d&rsquo;abord louée pour y installer son atelier. Comment présenter Penélope ? Peut-être comme un mélange de proximité et de sophistication, de désinvolture et d&rsquo;intellectualité ? Pénélope habite à l&rsquo;endroit où la calle Feria rejoint le boulevard Saint-Germain. Cette créatrice sévillane est une véritable femme de la Renaissance qui, depuis son enfance, n’a cessé d’explorer différentes techniques de fabrication d’objets avec ses mains. Après avoir obtenu son diplôme en philosophie et travaillé pendant plusieurs années dans une maison d&rsquo;édition, elle a commencé à fabriquer des bijoux, des sacs et d&rsquo;autres accessoires pour des commandes ponctuelles ou des cadeaux. Penélope note sur son portable les idées qui lui surgissent tout au long de la journée (et de la nuit). Ignorant toujours les tendances, sa créativité semble sans répit.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2448" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Très vite, ses œuvres ont attiré l&rsquo;attention de certaines boutiques et de la presse spécialisée. C&rsquo;est pourquoi, encouragée par son cercle d&rsquo;amis, elle a décidé d&rsquo;ouvrir son atelier au public, le transformant en une boutique où exposer ses créations: pendentifs, bagues, bracelets, coiffures… Fabriqués à la main, ses pièces parlent du passé et du futur, d&rsquo;ici et de là-bas, de la nature et du cosmos, de la tradition et de la modernité. L&rsquo;Art-déco, le Hollywood classique, le spiritisme, l&rsquo;Antiquité, l&rsquo;Art nouveau … toutes les inspirations trouvent leur place dans le style de Le Voilà. L&rsquo;esprit surréaliste de Francis Picabia (le nom de la marque provient d&rsquo;une de ses photographies) imprègne ces créations, qui papillonnent sur les mains, la tête et le cou des clients, échappant à toute définition. Aujourd&rsquo;hui, Le voilà est un espace rempli de savoir-faire, né du talent et des forces du destin.</p>



<p>Calle Pérez Galdós, 4 </p>



<p><a href="https://levoila.es">https://levoila.es </a></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2445" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2450" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Yukiko Kitahara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2019 19:27:03 +0000</pubDate>
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<p style="text-align:left">Par un beau matin d’août, je visite la maison-atelier de l’artiste japonaise Yukiko Kitahara dans un village de la banlieue de Séville. La maison possède une belle piscine, entourée de plantes et nourrie par le jet d’eau d’une petite fontaine cachée dans la verdure. Le temps semble ne pas avoir de prise sur cet endroit. À l’étage, Yukiko travaille, du lundi au dimanche, matin et après-midi, les pièces en porcelaine qui seront vendues dans des boutiques et des musées d’Andalousie et du reste de l’Espagne. Assise face à sa fenêtre avec vue sur Séville et sur la plaine du Guadalquivir, elle façonne minutieusement les animaux en miniature (requins, singes, éléphants, chevaux…) qui grimpent sur les rebords de ses bols, ses tasses et ses verres. La poésie s’approprie l’utilitaire. Les étagères accueillent les pièces attendant d&rsquo;être terminées. Le biscuit, cet état pâteux de la porcelaine entre les deux passages au four, rend encore plus délicat ce monde à petite échelle, qui semble prêt à prendre vie une fois la lumière de l’atelier éteinte.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2385" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Originaire d’Aichi, région japonaise à l’importante tradition céramique, l’artiste s’est formée à l’École Supérieure de Seto. Arrivée en Andalousie, elle a d’abord habité à Grenade et dans les Alpujarras. Une fois à Séville, son premier choc visuel s’est produit à la Plaza de España. «&nbsp;C’était comme être à Disneyland. Je n’avais jamais vu de céramique utilisée en tant qu’élément architectural.&nbsp;» Après avoir travaillé dans la restauration du monument, Yukiko commence à réfléchir à la possibilité de créer sa propre marque. C’est ainsi qu’est né Taller Kúu (<em>taller</em> veut dire atelier en espagnol, alors que <em>kúu</em> est le mot japonais pour ciel). «&nbsp;Les verres et les assiettes en papier lors d’une fête d’anniversaire m’ont fait réfléchir à tous ces objets à usage unique si présents dans nos sociétés. Ensuite, les jouets anciens que je collectionne depuis des années (petits personnages et animaux) m’ont inspiré le côté sculpté de mes pièces.&nbsp;» L’objectif étant de décontextualiser, de réinventer les objets de la vie quotidienne. Par exemple, une bouteille de produit d’entretien devient un huilier en porcelaine aux réminiscences Art déco. Les objets jetables accèdent à une nouvelle dignité. «&nbsp;Même si elle a l’air fragile, la porcelaine possède une grande force. Mon grand-père me disait que je devait être ainsi : délicate et résistante en même temps.&nbsp;» Avec la nostalgie du passé et la réflexion sur les us et coutumes de la vie moderne, la nature est la troisième source d’inspiration évidente dans le travail de Yukiko. Ce sont des pièces qui interrogent notre façon d’être et d’interagir avec le monde. «&nbsp;La porcelaine est vivante. Tout comme elle s’adapte à la forme que tu lui imposes, tu dois t’adapter à elle, tu dois respecter son caractère, qui dépend de beaucoup de facteurs différents.&nbsp;» Depuis sa création en 2012, Taller Kúu a réussi à consolider une identité propre, unique, qui, aujourd’hui, séduit même des collectionneurs. L’accueil de la clientèle sévillane a lui aussi évolué avec le temps. «&nbsp;Au Japon, on accorde une grande valeur aux objets faits à la main. Ici c’est un peu différent, mais c’est quelque chose qui est en train de changer.&nbsp;» La preuve, le stand de Yukiko au marché de Noël de la Plaza Nueva figure parmi les plus visités. Elle, calme et passionnée, continue de travailler la porcelaine depuis son atelier ouvert sur le Guadalquivir. «&nbsp;La céramique est ma vie. Quand je travaille, je suis tellement concentrée que j’oublie le temps. Il n’existe pas, tout simplement.&nbsp;» Voilà peut-être le secret de ces pièces : nous faire sortir du temps, le temps d’un tasse de thé.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2387" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2389" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2391" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>La Colorería</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 19:33:04 +0000</pubDate>
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<p>Pepe et Paco, Paco et Pepe. Ce couple d’artistes fait de la magie avec la couleur depuis 1993. «&nbsp;Que pourrait-on faire pour passer nos journées les mains dans la peinture et qui nous permettrait d’en vivre ?&nbsp;», s’étaient-ils alors demandés. Amateurs de dessin depuis petits, ils avaient auparavant travaillé à la restauration du Monastère de la Cartuja. Ils décidèrent donc de mettre leur talent et leur passion commune au service d’un art utile et quotidien. Tout d’abord avec des meubles, qu’ils transformaient grâce à l’alchimie de la couleur. Puis le toit de l’église des Negritos à Séville qui fut leur première commande d’envergure. Depuis, des restaurants, des boutiques et des appartements à Séville, Madrid ou encore Paris ont changé de peau sous les pinceaux de La Colorería, dont la peinture décorative fait revivre des espaces jusqu’alors éteints. Tels des artistes de la Renaissance, Pepe et Paco déploient sur les murs des paysages exotiques ou des éléments en trompe-l’œil d’une exubérance mesurée. Oiseaux, fleurs, animaux sauvages cachés derrière la verdure, architectures indéfinies… Le sophistiqué et le naturel cohabitent en équilibre dans leurs créations : «&nbsp;nous commençons par la simplicité mais ça finit toujours par quelque chose de très riche.&nbsp;»</p>



<p>Ils vous accueillent, drôles et accueillants, dans leur atelier-boutique situé dans une ruelle du centre-ville. Derrière une des plus belles vitrines de Séville, aménagée comme un appartement Art-déco, le minimalisme baroque, marque de la maison, imprègne l’espace. Les surfaces en bois ou en métal se parent de motifs géométriques illuminés à la feuillé d’or. Les couleurs, bien sûr, vibrent dans des tons et des combinaisons inattendus. Nec plus ultra de la sophistication, la Colorería est spécialiste dans l’imitation du marbre et autres pierres nobles sur chaises, buffets ou lampes. Quel que soit le moment, on les découvre concentrés à reproduire les écailles d’une peau de poisson pour une tête de lit ou encore à tracer une à une les lignes sinueuses de la malachite bleue. Pour autant l’atmosphère reste détendue. «&nbsp;C’est un travail de bonnes sœurs. On y passe beaucoup d’heures, c’est un métier qui doit découler d’une vraie vocation.&nbsp;» Quand ils me montrent leurs travaux d’il y a quelques années, je perçois l’évolution de leur style, aujourd’hui plus épuré, plus sûr. Plus artistique aussi ? «&nbsp;L’art c’est tout ce qui te touche. Ou comme quelqu’un a dit : l’art c’est tout ce que l’homme appelle art&nbsp;» dit Paco. Tous les deux savent que ces métiers sont en train de disparaître, puisque de moins en moins de gens veulent s’y consacrer. Décision risquée, ils ont eu le courage de ne pas trop travailler pour le monde des confréries. En effet, Séville est une ville où les métiers d’art subsistent en partie grâce aux commandes de restauration, d’enrichissement et d’embellissement du patrimoine artistique des <em>cofradías</em>. Ils ajoutent par ailleurs que&nbsp;les métiers en rapport avec les arts décoratifs devraient être mieux réglementés. Mieux reconnues aussi. Pour que la magie d’un lieu transformé par l’alchimie de la couleur perdure.<br></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2370" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2372" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Haute couture sévillane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2019 17:25:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Art de vivre]]></category>
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		<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saviez-vous que les maisons parisiennes de haute couture confient leurs travaux de broderies à des artisans sévillans? Séville héberge pas moins de dix ateliers où des spécialistes du fil et de l&#8217;aiguille travaillent avec précision et passion. Le geste doit être juste; la vocation déterminée.&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/haute-couture-sevillane/">Lire la suite</a></p>
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<p>Saviez-vous que les maisons parisiennes de haute couture confient leurs travaux de broderies à des artisans sévillans? Séville héberge pas moins de dix ateliers où des spécialistes du fil et de l&rsquo;aiguille travaillent avec précision et passion. Le geste doit être juste; la vocation déterminée. On ne compte pas les heures que l&rsquo;on passe à dessiner au fil d&rsquo;or des motifs végétaux ou géométriques sur du velours. Ces véritables oeuvres d&rsquo;art servent&nbsp;généralement à parer les madones et autres sculptures dont les églises de la ville regorgent. Un artisanat préservé à Séville comme nulle part ailleurs.</p>



<p>Je visite l&rsquo;atelier de Mariano Martín Santonja, dans un des plus vieux quartiers de Séville. Dans un rez-de-chaussée, et autour d&rsquo;une table toute en longueur, quatre ouvrières s&rsquo;appliquent à broder un dais qui protégera une sculpture de la Vierge lors d&rsquo;une procession locale. Mariano surveille leur travail et prend l&rsquo;aiguille quand&nbsp;cela lui semble&nbsp;nécessaire. Cela fait 20 ans qu&rsquo;il se consacre à cet « art appliqué populaire », lui qui, petit, s&rsquo;extasiait devant les somptueuses capes et tuniques dont on habille les sculptures baroques honorées pendant la Semaine Sainte de Séville. Il m&rsquo;explique que broder, ce n&rsquo;est pas simplement dessiner sur du tissu: il faut jouer avec les tonalités des fils et le type de point pour « rendre les broderies vivantes ». Un vrai « travail d&rsquo;expert » qui cherche à reproduire toutes les nuances de la nature à l&rsquo;aide du fil et de l&rsquo;aiguille. Quand on entre dans un atelier comme celui-ci, on sent tout de suite le contraste avec le monde extérieur: dehors, c&rsquo;est la vie quotidienne avec son rythme accéléré; ici, entourés de morceaux de broderies anciennes et d&rsquo;images pieuses, le temps s&rsquo;arrête devant le dévouement et la concentration des brodeuses. Les temps modernes, avec leurs machines et leur recherche du pratique, sont bien loin. N&rsquo;est-ce pas la cadre parfait pour la naissance de l&rsquo;art?</p>



<p>Pour visiter l&rsquo;atelier de Mariano, il faut réserver au 00 34 686 925513</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-756" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_db9-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>(ESPAÑOL) ¿Sabía que las casas parisinas de alta costura confían sus trabajos de bordado a artesanos sevillanos? Sevilla alberga alrededor de diez talleres donde especialistas del hilo y la aguja trabajan con precisión y pasión. El gesto debe ser certero, la vocación decidida. Son incontables las horas que se pasan dibujando motivos vegetales con hilo de oro o patrones geométricos en terciopelo. Estas auténticas obras de arte se usan generalmente para vestir a las vírgenes y a Los Santos que pueblan las iglesias de la ciudad. Un <em>savoir-faire</em> conservado en Sevilla como en ningún otro lugar.<br> </p>



<p>Visito el estudio de Mariano Martín Santonja, en uno de los barrios más antiguos de la ciudad. En una planta baja, y alrededor de una larga mesa, cuatro trabajadoras se dedican a bordar el dosel que protegerá una escultura de la Virgen durante una procesión local. Mariano vigila el trabajo y toma la aguja cuando le parece necesario. Durante 20 años se ha dedicado a este « arte popular aplicado. » Ya desde pequeño, Mariano se extasiaba frente a los suntuosos mantos y túnicas con las que se visten las esculturas barrocas honradas durante la Semana Santa de Sevilla. Durante la visita, me explica que bordar no es simplemente dibujar sobre tela: hay que jugar con los tonos de los hilos y el tipo de puntada para « dar vida al bordado ». Un verdadero « trabajo experto » que busca reproducir todos los matices de la naturaleza utilizando el hilo y la aguja. Cuando se entra en un taller como este, inmediatamente se siente el contraste con el mundo exterior: afuera, la vida cotidiana con su ritmo acelerado;  aquí, rodeado de piezas de bordados antiguos e imágenes religiosas, el tiempo se detiene ante la dedicación y la concentración de las bordadoras. Los tiempos modernos, con sus máquinas y su obsesión por lo práctico, parecen muy lejos. ¿No es este el escenario perfecto para el cultivo del arte?</p>



<p>Para visitar el estudio de Mariano Martín Santonja es imprescindible reservar: 00 34 686 925513</p>
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