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	<title>Les gens &#8211; Bonjour Séville</title>
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	<title>Les gens &#8211; Bonjour Séville</title>
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		<title>Nicolas Vaudelet : « Chacun peut trouver son histoire à Séville »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 16:32:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créateur de mode et amoureux de Séville, Nicolas Vaudelet a travaillé chez Dior, Sonia Rykiel ou encore Jean-Paul Gaultier. Apparu à Sète, où il passe son adolescence, son amour pour l’Espagne se développe à Paris, chez Christina Lacroix, sous l’influence des airs de zarzuela et&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/nicolas-vaudelet/">Lire la suite</a></p>
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<p>Créateur de mode et amoureux de Séville, Nicolas Vaudelet a travaillé chez Dior, Sonia Rykiel ou encore Jean-Paul Gaultier. Apparu à Sète, où il passe son adolescence, son amour pour l’Espagne se développe à Paris, chez Christina Lacroix, sous l’influence des airs de <em>zarzuela</em> et des peintures de Zurbarán et de Goya d&rsquo;où le couturier puisait l&rsquo;inspiration pour ses collections. Plus tard, c’est en apprenant à danser les sevillanas à Paris que le coup de foudre avec Séville se produit. Décidé à partir vivre dans la capitale d’Andalousie, Nicolas saisit la chance de travailler en tant que directeur artistique pour une vénérable maison sévillane. </p>



<p>Entre Paris et sa Bretagne natale, où il vient de s’installer, Nicolas et moi divaguons au téléphone sur le rôle des écrivains et des artistes français dans l’élaboration, depuis le XIXe siècle, du mythe andalou, sur l’influence de l’Espagne dans la mode et, bien sûr, sur une ville dont les charmes (sons, parfums, couleurs) continuent de fasciner. </p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/NicolasVadelet-Spotify-online-audio-converter.com_-1.mp3"></audio></figure>



<p></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img width="620" height="824" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/8DE812BC-5B3B-4000-8515-6FCA6438F06D_1_201_a.jpeg" alt="" class="wp-image-3840" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/8DE812BC-5B3B-4000-8515-6FCA6438F06D_1_201_a.jpeg 620w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/07/8DE812BC-5B3B-4000-8515-6FCA6438F06D_1_201_a-226x300.jpeg 226w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Nicolas Vaudelet. </figcaption></figure></div>
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		<title>Blanca et la mode</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 16:40:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture andalouse]]></category>
		<category><![CDATA[Les gens]]></category>
		<category><![CDATA[Made in Séville]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;appelle Blanca Cabrera Benjumea depuis mon appartement à Paris. Elle est chez elle, dans le quartier de San Juan de la Palma, à Séville. Je l’appelle pour parler de mode, de Séville. Pour parler de la Feria de Séville et du costume traditionnel (traje de&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/blanca-y-el-traje-de-gitana/">Lire la suite</a></p>
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<p>J&rsquo;appelle Blanca Cabrera Benjumea depuis mon appartement à Paris. Elle est chez elle, dans le quartier de San Juan de la Palma, à Séville. Je l’appelle pour parler de mode, de Séville. Pour parler de la Feria de Séville et du costume traditionnel (<em>traje de gitana</em>). Mais aussi pour parler de Valence et de Berlin.</p>



<p>Blanca est l&rsquo;une des rares personnes en Espagne (sûrement dans le monde) qui, après avoir fait des études de mode, ne veut pas s&rsquo;y consacrer. «Je me sens étrangère au côté mercantile de l&rsquo;industrie. Moi, c&rsquo;est plus la recherche et l’enseignement qui m&rsquo;attirent. J&rsquo;ai une vision anthropologique, presque philosophique du vêtement. La mode, quelque chose de propre à l&rsquo;être humain, reflète son histoire. Je pense que c&rsquo;est peut-être une bonne façon de se comprendre. C&rsquo;est cette approche-là qui m&rsquo;intéresse. »</p>



<p>L&rsquo;histoire de Blanca, elle, reflète la dualité de Séville. Sa famille maternelle appartient à la haute bourgeoisie locale ; la paternelle a subi l’exil, lors du Franquisme, dans sa propre chair. Dans les deux, la figure de la grand-mère. «Clotilde, la mère de ma mère, s&rsquo;est toujours intéressée à l&rsquo;art. Pour elle, l&rsquo;harmonie et la beauté sont dans les détails. Aussi en ce qui concerne le vêtement. Encarnacion, ma grand-mère paternelle, m&rsquo;a offert ma première machine à coudre. » La mode s’est imposée logiquement, non seulement comme un métier, mais comme le prisme à travers lequel envisager sa propre histoire. «J&rsquo;ai grandi entourée de femmes avec une sensibilité esthétique et une formation très complète. Des femmes curieuses qui, inconsciemment, m&rsquo;ont transmis un esprit créatif. Il faut éduquer le regard. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="935" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-935x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3326" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-935x1024.jpeg 935w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-274x300.jpeg 274w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a-768x841.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/5FD6CCF1-CE77-4ADA-8F67-6E85DEDB9974_1_201_a.jpeg 1078w" sizes="(max-width: 935px) 100vw, 935px" /><figcaption>Clotilde, grand-mère de Blanca.</figcaption></figure>



<p>Blanca a étudié à Valence, «une ville méditerranéenne, baroque, avec des traditions profondément enracinées, mais aussi avec une bourgeoisie industrielle puissante, ouverte et cultivée. Elle a ensuite étudié deux ans à Berlin. «&nbsp;Les jeunes Turques de mon quartier me faisaient penser aux Sévillanes dans leur façon de s’habiller : imprimés, bijoux, or plutôt qu’argent.&nbsp;» Je lui dis que quelque chose de similaire m&rsquo;est arrivé pendant les mois où j&rsquo;ai vécu en Inde. Les femmes vêtues en sari, avec leurs couleurs, leurs plis soigneusement arrangés, leurs fleurs ornant les cheveux, me faisaient souvent penser au filles habillées en <em>gitana</em> lors de la Feria. «En bonne ville baroque, Séville a toujours aimé les architectures éphémères : loges pour assister aux processions de la Semaine Sainte, autels lors de la Fête-Dieu, balcons et patios ornés… La Ferie elle-même n&rsquo;est qu’un mirage architectural, avec cette ville en toile que l’on construit et qui ne dure qu’une semaine. Il en va de même pour la mode. Il existe un vêtement éphémère. Nous nous offrons des costumes, des vestes, des chaussures ou des accessoires pour assister à un mariage, un baptême et, bien sûr, à la Feria, qui constitue une véritable expérience esthétique. Pendant ces jours, la ville se met en scène et recrée des images d’une autre époque. Et je ne parle pas seulement de la femme habillée en <em>gitana</em>, mais aussi des hommes et de la culture du costume. Il y a une sorte de dandysme andalou. Je suppose que le climat et le mode de vie, tourné vers la rue, se reflètent dans notre penchant à nous montrer. Dans le Sud, on aime l’ornement.&nbsp;» </p>



<p style="text-align:right">L&rsquo;élégance est dans l&rsquo;élimination (Cristóbal Balenciaga).</p>



<p>Blanca est un oiseau rare dans la ville. Austérité et pureté colorent sa vision de la mode, plus proche de la Scandinavie que de l&rsquo;Andalousie. <em>Less is more</em>. Et pourtant&#8230; et si cette exubérance andalouse que l’on vient d&rsquo;évoquer n&rsquo;était rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un déguisement ? «&nbsp;Peut-être que l&rsquo;ornement n&rsquo;est que quelque chose d&rsquo;imposé. Quand je regarde de vieilles photos, de mes grands-mères par exemple, je retrouve un habillement plus simple, presque humble, mais aussi plus élégant. Harmonie et discrétion. Les villageois avaient également un sens de l&rsquo;élégance qui a disparu de nos jours, bien que ce soit peut-être une vision quelque peu idéalisée de ma part. Je suppose que cette évolution vers l&rsquo;excès, couplée à la société de consommation et au prêt-à-porter, est arrivée partout, pas seulement ici. De toutes façons, Séville a beaucoup changé : les gens sont partis vivre ailleurs et ont apporté de la variété et une certaine modernité dans l’habillement.&nbsp;» </p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3318" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384-768x1152.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/170060A6-4868-4712-8FA2-A86BFF69F384.jpeg 1167w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="655" height="491" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/1B8DEC6D-2E83-49B4-A19D-3BF3EB719C2D-1.jpeg" alt="" class="wp-image-3322" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/1B8DEC6D-2E83-49B4-A19D-3BF3EB719C2D-1.jpeg 655w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/1B8DEC6D-2E83-49B4-A19D-3BF3EB719C2D-1-300x225.jpeg 300w" sizes="(max-width: 655px) 100vw, 655px" /></figure>



<p>Même si elle n’a jamais travaillé dans la mode flamenca, Blanca s&rsquo;est tout de même habillée en <em>gitana</em> depuis qu&rsquo;elle est petite, comme beaucoup de Sévillanes. «J&rsquo;observe quelque chose de similaire dans l&rsquo;évolution du costume traditionnel. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;exagération prévaut, alors qu’avant c&rsquo;était la grâce. Si je devais créer un <em>traje</em>, je ferais quelque chose de plus pur et de plus classique. Le volant comme seule ressource et un tissu lisse. Je jouerais avec la silhouette. » Quelques jours après notre conversation, Blanca m&rsquo;envoie de merveilleux croquis reprenant ces idées-là (photos dans l&rsquo;en-tête et à la fin de ce texte). «J&rsquo;aime les costumes une pièce, sans décolleté dans le dos et en col V sur le devant. De petits <em>lunares</em>, bien sûr. Un <em>mantoncillo</em> (châle à franges brodé) sur les épaules ; une fleur, de taille prudente, sur le dessus ; un peigne et des boucles d’oreille en corail. Rien d&rsquo;autre. Mes grands-mères donneraient le feu vert. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="726" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-1024x726.jpeg" alt="" class="wp-image-3324" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-1024x726.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-300x213.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16-768x545.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/88989368-5A8F-4771-9B0C-9F5E8361CA16.jpeg 1115w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Blanca et sa sœur jumelle à la Feria de Sevilla. </figcaption></figure>



<p>Après avoir travaillé en tant que créatrice pour plusieurs marques, Blanca se consacre actuellement à l&rsquo;enseignement. «Je me découvre petit à petit. Je crois au ralentissement et à l&rsquo;essentiel. Je n’aime  pas les vitrines ni les passerelles. La mode est un langage qui a besoin de temps pour raconter son histoire. Je souhaite démêler cette histoire qui, après tout, est la nôtre. L&rsquo;enseignement m&rsquo;amène sur cette voie.&nbsp;» Cette alchimiste du vêtement me laisse avec cette idée planant dans ma tête. Le nouveau monde à venir devrait appartenir à des créateurs de sa lignée. « Qui visite aujourd’hui le Museo del Traje (Musée de la Mode) à Madrid ou le Musée des arts et coutumes populaires ici à Séville ? Et pourtant, ses collections reflètent l&rsquo;évolution de l&rsquo;histoire aussi bien que n&rsquo;importe quel musée d&rsquo;histoire ou des Beaux-arts. »</p>



<ul class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="745" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-745x1024.jpeg" alt="" data-id="3336" data-link="https://bonjourseville.com/es/?attachment_id=3336" class="wp-image-3336" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-745x1024.jpeg 745w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-218x300.jpeg 218w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1-768x1055.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/E277E457-BDAF-4B78-A067-815CD79B8CC5-1.jpeg 1537w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="745" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-745x1024.jpeg" alt="" data-id="3334" data-link="https://bonjourseville.com/es/?attachment_id=3334" class="wp-image-3334" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-745x1024.jpeg 745w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-218x300.jpeg 218w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1-768x1055.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/AE16583E-4207-46C2-9EFE-D12E3BB269D7-1.jpeg 1537w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /></figure></li></ul>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="676" height="676" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C.jpeg" alt="" class="wp-image-4228" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C.jpeg 676w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/11/80A38D76-FF17-4F25-9280-3A539842D25C-300x300.jpeg 300w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /><figcaption>Blanca dessinée par @neusilustracion </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/04/200419_0152-online-audio-converter.com_.mp3"></audio><figcaption>La conversation complète (en espagnol). </figcaption></figure>
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		<title>Ana Salas</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 12:55:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La maison d&#8217;Ana Salas en banlieue de Séville est inondée de lumière. Une grande cour intérieure l&#8217;envoie dans toutes les pièces. La décoration, simple et efficace, la laisse couler partout. Cela suffit. L&#8217;espace presque vide des meubles semble vibrer. Au dernier étage, l&#8217;atelier de cette&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/ana-salas/">Lire la suite</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La maison d&rsquo;Ana Salas en banlieue de Séville est inondée de lumière. Une grande cour intérieure l&rsquo;envoie dans toutes les pièces. La décoration, simple et efficace, la laisse couler partout. Cela suffit. L&rsquo;espace presque vide des meubles semble vibrer. Au dernier étage, l&rsquo;atelier de cette céramiste est également baigné par la lumière. Là-haut, elle moule délicatement la porcelaine avec laquelle elle confectionne ses bijoux et sa vaisselle. À l&rsquo;instar de la maison, les créations d&rsquo;Ana utilisent un minimum de ressources pour réussir une présence subtile mais poétique et évocatrice, aérienne et ouverte à toutes les possibilités. Les formes sont simples, parfois enfantines. Les ornements sont réduits à des lignes dorées et des points presque aléatoires. Libres de tout effectisme, les pièces (broches, pendentifs, soucoupes, bols &#8230;) se laissent appréhender sans s&rsquo;imposer, s&rsquo;imprégnant de la vision de chacun. « Des bijoux pour les gens qui n&rsquo;aiment pas en porter. »&nbsp;Cela semble facile. Et pourtant, derrière cette simplicité, il y a un vrai travail de réflexion.</p>



<p>Après une formation approfondie en céramique, Ana a renforcé son apprentissage en Italie. Avec cette base solide, l’artiste a affiné son style en combinant liberté créative et inspiration dans d’autres traditions, toujours à l’écart des tendances du moment. La délicatesse de ses pièces évoque plutôt l&rsquo;esthétique wabi-sabi, ce courant d&rsquo;origine japonaise qui cherche la beauté dans le simple et l&rsquo;imparfait. Ainsi, ses créations portent parfois l&#8217;empreinte de ses mains ou les coups de pinceau du vernis comme témoignage du processus de fabrication. C&rsquo;est une porcelaine organique, à l&rsquo;extrémité opposée des pièces produites en série et aux finitions parfaites. Ici, chaque bague, boucle d&rsquo;oreille ou bol semble tout droit sorti de l&rsquo;atelier, à la fois fini et inachevé, simple mais aussi sophistiqué. Avec cet esprit japonais, l&rsquo;influence de l&rsquo;esthétique scandinave se retrouve également dans certaines de ces pièces. De plus, chaque collection d&rsquo;Ana Salas porte son propre nom, faisant référence aux expériences et à la personnalité de cette artiste libre, unique à Séville.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2573" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-1024x683.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-300x200.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2575" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-683x1024.jpg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-200x300.jpg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></div>



<p>Quand on visite la boutique de la rue de Zaragoza, on perçoit immédiatement la cohérence entre la vie et le travail d&rsquo;Ana. Comme chez elle, les ressources, savamment sélectionnées, se réduisent au minimum. Le mobilier, entre simplicité et esprit rétro, servent de cadre aux pièces, sans jamais les éclipser. Tout est arrangé avec soin. On ne peut pas entrer dans cet endroit si on est pressé: on découvre progressivement chaque bague, chaque fermoir. Dispersée dans tout l&rsquo;espace, chaque création se dévoile lentement, quand on prend le temps de s’en approcher et de regarder. « Des bijoux silencieux. » Ana Salas sait bien que discrétion et élégance vont de pair. Son dialogue avec la porcelaine (elle travaille parfois dans le petit atelier installé dans un coin de la boutique) produit un monde vulnérable, léger et en même temps très présent. Comme la lumière.</p>



<p>Ana Salas vend ses créations dans son magasin de la rue Zaragoza et, en décembre, au marché de Noël de la Plaza Nueva.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2577" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>



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		<title>Ángeles Espinar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 22:57:21 +0000</pubDate>
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<p>« Elle a un beau point ». C’est ainsi qu&rsquo;était défini dans le passé le talent de certaines brodeuses de <em>mantones</em> spécialement douées pour le métier. Parce qu’une chose est de bien broder et une autre est d’avoir cette chose indéfinissable qui donne de la vie à la broderie. Quelque chose qui n&rsquo;est pas apprise, que l&rsquo;on a ou que l&rsquo;on n&rsquo;a pas. C&rsquo;est Ángeles Espinar qui m&rsquo;explique tout cela dans le salon de sa maison, dans le village de Villamanrique de la Condesa, à 30 kilomètres de Séville. La porte ouverte du jardin laisse pénétrer la lumière de l&rsquo;automne. Dehors, je peux voir un bouquet de roses fraîchement coupées sur une table. Ángeles, 80 ans, me raconte avec passion l&rsquo;histoire de son atelier. « Ma mère a commencé dans les années 30. Villamanrique fabriquait à cette époque presque toute la broderie pour les usines de Séville. Auparavant, les châles venaient tous de Canton, dans le galion de Manille, mais ils ont finalement commencé à être produits localement. » </p>



<p>Pour illustrer les explications de sa mère, María José, la fille qui a repris le  savoir-faire familial, sort quelques uns des <em>mantones</em> anciens de la collection que mère et fille ont rassemblée au fil des ans: des modèles <em>isabelinos</em>, chinois, de <em>cigarrera</em>, Art déco, mexicains … « Le métier de brodeuse était transmis de mère en fille. Dès leur plus jeune âge, les filles recevaient un petit châssis pour broder. Elles suivaient ensuite leur apprentissage dans un atelier. Le salaire qu’une brodeuse rapportait à la maison était vital pour l’économie familiale.  » On se demande combien d&rsquo;heures de travail prend chaque pétale, chaque feuille, chaque motif brodé dans la soie. À quoi penserait la brodeuse en dessinant au fil et à l&rsquo;aiguille les ailes de cet oiseau-là ? Angeles poursuit: « A partir des années 60, le mantón est entré en crise: le savoir-faire de la broderie s&rsquo;est perdu. Ils ont commencé à être produits presque de manière industrielle pour les touristes. De mon côté, je me suis appliquée à protéger, à récupérer l&rsquo;essence du <em>mantón</em> à l&rsquo;ancienne. « </p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="753" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2487" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg 753w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-221x300.jpeg 221w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-768x1045.jpeg 768w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2497" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>En 1979, Ángeles Espinar expose pour la première fois lors d&rsquo;une exposition d&rsquo;artisanat à Séville « J&rsquo;ai tout vendu et ça a été pareil dans toutes les expositions suivantes. » L&rsquo;atelier se trouve juste en face de sa maison à Villamanrique, de l&rsquo;autre côté de la rue. « À la meilleure époque, j&#8217;employais environ 100 brodeuses. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;en ai 5 ou 6. L&rsquo;image traditionnelle des brodeuses travaillant ensemble dans un atelier n&rsquo;existe plus depuis les années 50: maintenant, elles ramènent le travail à la maison et le livrent une fois terminé » . María José me montre comment les modèles utilisés pour différents motifs de broderie sont dessinés. Elle me montre aussi une petite collection de vieux modèles, sur du papier de riz, certains avec le sceau de Canton estampé à l&rsquo;encre. Elle fait également quelques points dans la soie pour me montrer comment on brode un <em>mantón</em>. Avec précision et délicatesse, elle manie l&rsquo;aiguille et le fil pour donner, un à un, les points qui vont dessiner le pétale d&rsquo;une fleur. Je me sens un peu ridicule d&rsquo;enregistrer avec mon iPhone les mains de María José, dont le savoir-faire renferme plus de beauté et de vérité que n&rsquo;importe quel <em>gadget</em> technologique. C&rsquo;est qu&rsquo;une visite de l&rsquo;atelier de Ángeles Espinar est comme un voyage dans le temps, ou plutôt une pause dans le temps. Comme si les minutes restaient accrochées à ces mains expertes, ou à ces jardins brodés en soie et toujours en fleur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2489" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2501" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



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		<title>Le voilà</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2019 15:07:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un jour, je suis passé devant et j&#8217;ai décidé d&#8217;entrer : Le voilà, un nom très français, clair et direct. L&#8217;espace a conservé le revêtement originel en azulejos (un trésor à Séville par les temps qui courent), ainsi que la fresque du plafond. Penélope, la&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/le-voila-2/">Lire la suite</a></p>
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<p>Un jour, je suis passé devant et j&rsquo;ai décidé d&rsquo;entrer : <a href="https://levoila.es">Le voilà</a>, un nom très français, clair et direct. L&rsquo;espace a conservé le revêtement originel en <em>azulejos</em> (un trésor à Séville par les temps qui courent), ainsi que la fresque du plafond. Penélope, la créatrice de la marque, m&rsquo;a expliqué qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de la salle de lecture d&rsquo;une ancienne maison seigneuriale et qu&rsquo;elle l&rsquo;avait d&rsquo;abord louée pour y installer son atelier. Comment présenter Penélope ? Peut-être comme un mélange de proximité et de sophistication, de désinvolture et d&rsquo;intellectualité ? Pénélope habite à l&rsquo;endroit où la calle Feria rejoint le boulevard Saint-Germain. Cette créatrice sévillane est une véritable femme de la Renaissance qui, depuis son enfance, n’a cessé d’explorer différentes techniques de fabrication d’objets avec ses mains. Après avoir obtenu son diplôme en philosophie et travaillé pendant plusieurs années dans une maison d&rsquo;édition, elle a commencé à fabriquer des bijoux, des sacs et d&rsquo;autres accessoires pour des commandes ponctuelles ou des cadeaux. Penélope note sur son portable les idées qui lui surgissent tout au long de la journée (et de la nuit). Ignorant toujours les tendances, sa créativité semble sans répit.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2448" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Très vite, ses œuvres ont attiré l&rsquo;attention de certaines boutiques et de la presse spécialisée. C&rsquo;est pourquoi, encouragée par son cercle d&rsquo;amis, elle a décidé d&rsquo;ouvrir son atelier au public, le transformant en une boutique où exposer ses créations: pendentifs, bagues, bracelets, coiffures… Fabriqués à la main, ses pièces parlent du passé et du futur, d&rsquo;ici et de là-bas, de la nature et du cosmos, de la tradition et de la modernité. L&rsquo;Art-déco, le Hollywood classique, le spiritisme, l&rsquo;Antiquité, l&rsquo;Art nouveau … toutes les inspirations trouvent leur place dans le style de Le Voilà. L&rsquo;esprit surréaliste de Francis Picabia (le nom de la marque provient d&rsquo;une de ses photographies) imprègne ces créations, qui papillonnent sur les mains, la tête et le cou des clients, échappant à toute définition. Aujourd&rsquo;hui, Le voilà est un espace rempli de savoir-faire, né du talent et des forces du destin.</p>



<p>Calle Pérez Galdós, 4 </p>



<p><a href="https://levoila.es">https://levoila.es </a></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2445" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2450" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Yukiko Kitahara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2019 19:27:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par un beau matin d’août, je visite la maison-atelier de l’artiste japonaise Yukiko Kitahara dans un village de la banlieue de Séville. La maison possède une belle piscine, entourée de plantes et nourrie par le jet d’eau d’une petite fontaine cachée dans la verdure. Le&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/yukiko-kitahara/">Lire la suite</a></p>
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<p style="text-align:left">Par un beau matin d’août, je visite la maison-atelier de l’artiste japonaise Yukiko Kitahara dans un village de la banlieue de Séville. La maison possède une belle piscine, entourée de plantes et nourrie par le jet d’eau d’une petite fontaine cachée dans la verdure. Le temps semble ne pas avoir de prise sur cet endroit. À l’étage, Yukiko travaille, du lundi au dimanche, matin et après-midi, les pièces en porcelaine qui seront vendues dans des boutiques et des musées d’Andalousie et du reste de l’Espagne. Assise face à sa fenêtre avec vue sur Séville et sur la plaine du Guadalquivir, elle façonne minutieusement les animaux en miniature (requins, singes, éléphants, chevaux…) qui grimpent sur les rebords de ses bols, ses tasses et ses verres. La poésie s’approprie l’utilitaire. Les étagères accueillent les pièces attendant d&rsquo;être terminées. Le biscuit, cet état pâteux de la porcelaine entre les deux passages au four, rend encore plus délicat ce monde à petite échelle, qui semble prêt à prendre vie une fois la lumière de l’atelier éteinte.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2385" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Originaire d’Aichi, région japonaise à l’importante tradition céramique, l’artiste s’est formée à l’École Supérieure de Seto. Arrivée en Andalousie, elle a d’abord habité à Grenade et dans les Alpujarras. Une fois à Séville, son premier choc visuel s’est produit à la Plaza de España. «&nbsp;C’était comme être à Disneyland. Je n’avais jamais vu de céramique utilisée en tant qu’élément architectural.&nbsp;» Après avoir travaillé dans la restauration du monument, Yukiko commence à réfléchir à la possibilité de créer sa propre marque. C’est ainsi qu’est né Taller Kúu (<em>taller</em> veut dire atelier en espagnol, alors que <em>kúu</em> est le mot japonais pour ciel). «&nbsp;Les verres et les assiettes en papier lors d’une fête d’anniversaire m’ont fait réfléchir à tous ces objets à usage unique si présents dans nos sociétés. Ensuite, les jouets anciens que je collectionne depuis des années (petits personnages et animaux) m’ont inspiré le côté sculpté de mes pièces.&nbsp;» L’objectif étant de décontextualiser, de réinventer les objets de la vie quotidienne. Par exemple, une bouteille de produit d’entretien devient un huilier en porcelaine aux réminiscences Art déco. Les objets jetables accèdent à une nouvelle dignité. «&nbsp;Même si elle a l’air fragile, la porcelaine possède une grande force. Mon grand-père me disait que je devait être ainsi : délicate et résistante en même temps.&nbsp;» Avec la nostalgie du passé et la réflexion sur les us et coutumes de la vie moderne, la nature est la troisième source d’inspiration évidente dans le travail de Yukiko. Ce sont des pièces qui interrogent notre façon d’être et d’interagir avec le monde. «&nbsp;La porcelaine est vivante. Tout comme elle s’adapte à la forme que tu lui imposes, tu dois t’adapter à elle, tu dois respecter son caractère, qui dépend de beaucoup de facteurs différents.&nbsp;» Depuis sa création en 2012, Taller Kúu a réussi à consolider une identité propre, unique, qui, aujourd’hui, séduit même des collectionneurs. L’accueil de la clientèle sévillane a lui aussi évolué avec le temps. «&nbsp;Au Japon, on accorde une grande valeur aux objets faits à la main. Ici c’est un peu différent, mais c’est quelque chose qui est en train de changer.&nbsp;» La preuve, le stand de Yukiko au marché de Noël de la Plaza Nueva figure parmi les plus visités. Elle, calme et passionnée, continue de travailler la porcelaine depuis son atelier ouvert sur le Guadalquivir. «&nbsp;La céramique est ma vie. Quand je travaille, je suis tellement concentrée que j’oublie le temps. Il n’existe pas, tout simplement.&nbsp;» Voilà peut-être le secret de ces pièces : nous faire sortir du temps, le temps d’un tasse de thé.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2387" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2389" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2391" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>La Colorería</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 19:33:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
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<p>Pepe et Paco, Paco et Pepe. Ce couple d’artistes fait de la magie avec la couleur depuis 1993. «&nbsp;Que pourrait-on faire pour passer nos journées les mains dans la peinture et qui nous permettrait d’en vivre ?&nbsp;», s’étaient-ils alors demandés. Amateurs de dessin depuis petits, ils avaient auparavant travaillé à la restauration du Monastère de la Cartuja. Ils décidèrent donc de mettre leur talent et leur passion commune au service d’un art utile et quotidien. Tout d’abord avec des meubles, qu’ils transformaient grâce à l’alchimie de la couleur. Puis le toit de l’église des Negritos à Séville qui fut leur première commande d’envergure. Depuis, des restaurants, des boutiques et des appartements à Séville, Madrid ou encore Paris ont changé de peau sous les pinceaux de La Colorería, dont la peinture décorative fait revivre des espaces jusqu’alors éteints. Tels des artistes de la Renaissance, Pepe et Paco déploient sur les murs des paysages exotiques ou des éléments en trompe-l’œil d’une exubérance mesurée. Oiseaux, fleurs, animaux sauvages cachés derrière la verdure, architectures indéfinies… Le sophistiqué et le naturel cohabitent en équilibre dans leurs créations : «&nbsp;nous commençons par la simplicité mais ça finit toujours par quelque chose de très riche.&nbsp;»</p>



<p>Ils vous accueillent, drôles et accueillants, dans leur atelier-boutique situé dans une ruelle du centre-ville. Derrière une des plus belles vitrines de Séville, aménagée comme un appartement Art-déco, le minimalisme baroque, marque de la maison, imprègne l’espace. Les surfaces en bois ou en métal se parent de motifs géométriques illuminés à la feuillé d’or. Les couleurs, bien sûr, vibrent dans des tons et des combinaisons inattendus. Nec plus ultra de la sophistication, la Colorería est spécialiste dans l’imitation du marbre et autres pierres nobles sur chaises, buffets ou lampes. Quel que soit le moment, on les découvre concentrés à reproduire les écailles d’une peau de poisson pour une tête de lit ou encore à tracer une à une les lignes sinueuses de la malachite bleue. Pour autant l’atmosphère reste détendue. «&nbsp;C’est un travail de bonnes sœurs. On y passe beaucoup d’heures, c’est un métier qui doit découler d’une vraie vocation.&nbsp;» Quand ils me montrent leurs travaux d’il y a quelques années, je perçois l’évolution de leur style, aujourd’hui plus épuré, plus sûr. Plus artistique aussi ? «&nbsp;L’art c’est tout ce qui te touche. Ou comme quelqu’un a dit : l’art c’est tout ce que l’homme appelle art&nbsp;» dit Paco. Tous les deux savent que ces métiers sont en train de disparaître, puisque de moins en moins de gens veulent s’y consacrer. Décision risquée, ils ont eu le courage de ne pas trop travailler pour le monde des confréries. En effet, Séville est une ville où les métiers d’art subsistent en partie grâce aux commandes de restauration, d’enrichissement et d’embellissement du patrimoine artistique des <em>cofradías</em>. Ils ajoutent par ailleurs que&nbsp;les métiers en rapport avec les arts décoratifs devraient être mieux réglementés. Mieux reconnues aussi. Pour que la magie d’un lieu transformé par l’alchimie de la couleur perdure.<br></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2370" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acd-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2372" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/fullsizeoutput_2acc-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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