{"id":2638,"date":"2020-03-15T13:55:14","date_gmt":"2020-03-15T12:55:14","guid":{"rendered":"https:\/\/bonjourseville.com\/?p=2638"},"modified":"2021-05-04T16:37:09","modified_gmt":"2021-05-04T14:37:09","slug":"un-paseo-con-cernuda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/un-paseo-con-cernuda\/","title":{"rendered":"Fl\u00e2nerie po\u00e9tique"},"content":{"rendered":"\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 un adolescent r\u00e9serv\u00e9 et quelque peu romantique qui faisait de longues promenades dans S\u00e9ville. Fuyant toujours la foule, je cherchais les recoins les moins fr\u00e9quent\u00e9s. Aujourd&rsquo;hui, je cultive toujours ce penchant pour la fl\u00e2nerie. \u00c0 cette \u00e9poque, je ne le savais pas encore, mais de nombreuses ann\u00e9es auparavant, Luis Cernuda avait \u00e9voqu\u00e9 cette S\u00e9ville recueillie et intime, loin de la f\u00eate et du bruit, peut-\u00eatre plus r\u00e9elle que la S\u00e9ville festive du cin\u00e9ma et du tourisme. Loin du brouhaha, le fl\u00e2neur <em>cernudien<\/em> cherche l&rsquo;\u00e9panouissement dans le recueillement et le silence. Et S\u00e9ville, pour l&rsquo;instant, continue de se pr\u00eater \u00e0 ce type d&rsquo;errance. Dans Ocnos et dans d&rsquo;autres textes, Cernuda \u00e9voque une ville fa\u00e7onn\u00e9e par le bruit de l&rsquo;eau, par la lumi\u00e8re du coucher du soleil, par les saisons qui \u00e9veillent parfums et m\u00e9lodies dans les rues du centre historique. Des souvenirs qui encadrent son enfance et sa jeunesse, sa d\u00e9couverte des choses, des autres et de lui-m\u00eame. Aussi son \u00e9veil \u00e0 la po\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Est-ce qu&rsquo;il reste quelque chose de la S\u00e9ville de Cernuda? En ce temps d&rsquo;appartements touristiques, de boutiques de souvenirs et de centres commerciaux, o\u00f9 est cette ville d\u00e9licate, int\u00e9rieure, vibrante que le po\u00e8te a \u00e9voqu\u00e9e? En se promenant dans le centre-ville, il semble presque impossible que ce lieu ait inspir\u00e9 des po\u00e8mes tels que Primavera vieja (Vieux printemps) ou Tierra nativa (Terre native). Entre trottinettes \u00e9lectriques et colis Amazon, le fl\u00e2neur se demande si tout est perdu et il veut croire que non.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"795\" src=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f0e-1024x795.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2653\" srcset=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f0e-1024x795.jpeg 1024w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f0e-300x233.jpeg 300w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f0e-768x596.jpeg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Il y a deux S\u00e9ville <em>cernudiennes<\/em>. D&rsquo;une part, les lieux li\u00e9s \u00e0 la biographie du po\u00e8te: les maisons, les rues, les \u00e9glises dont Cernuda a parl\u00e9 et qui sont toujours l\u00e0 ; de l&rsquo;autre, la ville abstraite, esquiss\u00e9e \u00e0 travers des sensations et des \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me. Cernuda donne peu de noms concrets quand il parle de S\u00e9ville: la Plaza del Pan, l&rsquo;\u00e9glise de l&rsquo;Encarnaci\u00f3n, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque chapelle de l&rsquo;universit\u00e9, la cath\u00e9drale, le fleuve \u2026 La ville est un cadre anonyme propice \u00e0 l&rsquo;introspection. Peut-\u00eatre que n\u2019importe quelle autre lui aurait servi de levier po\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>La fl\u00e2nerie qui suit combine ces deux S\u00e9ville : la biographique, avec certains des lieux li\u00e9s \u00e0 la vie de Cernuda, et la po\u00e9tis\u00e9e. Cette derni\u00e8re parcourt les rues, les jardins et les couvents qui, sans figurer dans les textes du po\u00e8te, incarnent la sensibilit\u00e9 <em>cernudienne<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">\u00ab&nbsp;Recuerdo aquel rinc\u00f3n del patio en la casa natal, yo a solas y sentado en el primer pelda\u00f1o de la escalera de m\u00e1rmol.&nbsp;\u00bb (El tiempo, Ocnos)<\/p>\n\n\n\n<p>On commence \u00e0 la maison natale, rue Acetres. Depuis de nombreuses ann\u00e9es, elle abrite un atelier de verrerie. La Mairie vient de l&rsquo;acheter et pr\u00e9voit d&rsquo;ouvrir un mus\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire du po\u00e8te (et de toute la G\u00e9n\u00e9ration de 1927). Le projet sera dirig\u00e9 par Antonio Rivero Taravillo, professeur et biographe de Cernuda. Pour le moment, si l\u2019on passe discr\u00e8tement la porte, on tombe sur le patio dans lequel le po\u00e8te a pass\u00e9 des heures enti\u00e8res durant son enfance. Dans La Ciudad, l\u2019\u00e9crivain Chaves Nogales dit que le patio s\u00e9villan est \u00e9minemment triste, propice \u00e0 la m\u00e9lancolie et au souhait. Aussi \u00e0 l&rsquo;introspection. Un monde referm\u00e9 sur lui-m\u00eame o\u00f9 l&rsquo;enfant Cernuda d\u00e9couvre l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re: l&rsquo;eau et les poissons de la fontaine, les plantes, l&rsquo;auvent qui prot\u00e8ge de la chaleur de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et que l\u2019on ouvre en hiver \u2026 Bonne m\u00e9taphore de S\u00e9ville: les rythmes et les rites comme moyen d&rsquo;\u00e9chapper au temps. L&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 se trouve dans le p\u00e9rissable. Les chansons qui marquent le passage des saisons convainquent l&rsquo;enfant de la permanence de certaines choses. Tout fl\u00e2neur qui se prom\u00e8ne dans le centre de S\u00e9ville trouvera de nombreux patios \u00e0 admirer depuis le vestibule. Dans certains d&rsquo;entre eux, le temps suspendu que Cernuda a v\u00e9cu dans le patio de la maison natale survit. D&rsquo;autres patios sont accessibles, comme celui de la Casa de los Pinelo ou de l&rsquo;H\u00f4pital de la Caridad, tous deux peu fr\u00e9quent\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f14-1024x682.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2675\" srcset=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f14-1024x682.jpeg 1024w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f14-300x200.jpeg 300w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f14-768x512.jpeg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">\u00ab&nbsp;Sue\u00f1o de un dios sin tiempo&nbsp;\u00bb (Jard\u00edn antiguo, Las Nubes)<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, il y a les jardins et les fontaines. L&rsquo;observation des plantes permet au po\u00e8te, une fois de plus, d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternel. Cernuda consacre de nombreux vers \u00e0 la nature. S\u00e9ville est une ville-jardin o\u00f9 la v\u00e9g\u00e9tation s&rsquo;int\u00e8gre spontan\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;architecture, o\u00f9 les cycles de floraison rythment la vie avec ses ar\u00f4mes et ses couleurs. En plus des cours, les jardins, et surtout ceux de l&rsquo;Alcazar, permettent au po\u00e8te d\u2019\u00e9chapper au temps. L&rsquo;<em> accord <\/em> est pour Cernuda ce sentiment de vie, cette jouissance intemporelle de la beaut\u00e9. Le parc de Mar\u00eda Luisa, avec ses sentiers verdoyants, abrite le monument au po\u00e8te B\u00e9cquer, si admir\u00e9 par Cernuda. Mais le fl\u00e2neur doit continuer sa route vers les jardins de Las Delicias, les plus romantiques de la ville, endormis parmi des statues n\u00e9oclassiques et des esp\u00e8ces exotiques. L\u00e0, appuy\u00e9 contre une fontaine, il imagine le po\u00e8te \u00e9bloui par le recueillement du lieu, le m\u00eame qu&rsquo;il d\u00e9crit dans de nombreux textes. Un autre jour, peut-\u00eatre, le fl\u00e2neur erre dans les sentiers solitaires des jardins du monast\u00e8re de La Cartuja, plant\u00e9s de citronniers, d&rsquo;orangers et de pamplemoussiers. Ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, leurs fleurs s&rsquo;ouvrent au printemps. Ce jardin urbain est alors g\u00e9n\u00e9reusement parfum\u00e9, dans la solitude, comme le magnolia dont Cernuda parle dans Ocnos.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_b1-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2659\" srcset=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_b1-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_b1-300x225.jpeg 300w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_b1-768x576.jpeg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"765\" src=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1069-1024x765.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2668\" srcset=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1069-1024x765.jpg 1024w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1069-300x224.jpg 300w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1069-768x574.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">\u00ab&nbsp;Y con la visi\u00f3n de esa hermosura oculta se deslizaba agudamente en su alma, clav\u00e1ndose en ella, un sentimiento de soledad hasta entonces por \u00e9l desconocido&nbsp;\u00bb (Belleza oculta, Ocnos).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe une S\u00e9ville solitaire. Une ville silencieuse et intime, d\u00e9licate et calme, coexiste avec le clich\u00e9 de la f\u00eate et de l&rsquo;agitation. La rue Aire, o\u00f9 Cernuda a v\u00e9cu, maintient toujours ce profil discret. Mais le promeneur sait qu&rsquo;il doit s&rsquo;\u00e9loigner du centre-ville. Le quartier de San Vicente, aux couvents et aux demeures romantiques, a quelque chose de parisien. Ses rues \u00e9l\u00e9gantes s&rsquo;alignent en parall\u00e8le, comme si elles avaient \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues par le baron Haussmann. Chaves Nogales, encore une fois, se souvient que la ville qui ressemble le plus \u00e0 Paris est S\u00e9ville. Le fl\u00e2neur erre dans ce quartier comme le ferait Cernuda lui-m\u00eame: seul, appr\u00e9ciant le silence et l&rsquo;isolement, l&rsquo;harmonie des rues. Une promenade qui l&#8217;emm\u00e8ne au couvent de Santa Clara et \u00e0 son clo\u00eetre, l&rsquo;un des plus beaux de la ville. Peut-\u00eatre qu\u2019auparavant, il a achet\u00e9 des g\u00e2teaux \u00e0 San Clemente, comme le fait le po\u00e8te, aux religieuses d&rsquo;un couvent anonyme, dans l&rsquo;un de ses po\u00e8mes en prose. Cernuda parle souvent de la souffrance que produit la beaut\u00e9, de l&rsquo;isolement auquel sa sensibilit\u00e9 la conduit. Ici, dans le clo\u00eetre de Santa Clara, le promeneur sent cet <em>accord<\/em> du po\u00e8te. Cette S\u00e9ville r\u00e9serv\u00e9e et presque mystique est la porte d&rsquo;entr\u00e9e, en solitaire, \u00e0 un temps sans temps. Comme l&rsquo;enfant assis dans la p\u00e9nombre du patio de la maison familiale ou le jeune homme qui hante les jardins de la ville. Comme tout lecteur qui plonge dans les textes d&rsquo;Ocnos.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"765\" src=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f12-1024x765.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2665\" srcset=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f12-1024x765.jpeg 1024w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f12-300x224.jpeg 300w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/fullsizeoutput_2f12-768x574.jpeg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1993-e1584273779270-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2673\" srcset=\"https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1993-e1584273779270-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1993-e1584273779270-150x150.jpg 150w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1993-e1584273779270-300x300.jpg 300w, https:\/\/bonjourseville.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/IMG_1993-e1584273779270-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">\u00ab&nbsp;Ra\u00edz del tronco verde, \u00bfqui\u00e9n la arranca? \/ Aquel amor primero, \u00bfqui\u00e9n lo vence? \/ Tu sue\u00f1o y tu recuerdo, \u00bfqui\u00e9n lo olvida, \/ Tierra nativa, m\u00e1s m\u00eda cuanto m\u00e1s lejana?&nbsp;\u00bb&nbsp;(Tierra Nativa, Como quien espera el alba)<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre que la S\u00e9ville de Cernuda n&rsquo;existe pas. C&rsquo;est une ville imaginaire, accessible uniquement \u00e0 travers les textes du po\u00e8te, \u00e9crits lors de son exil erratique en Ecosse, aux Etats-Unis et au Mexique. Peut-\u00eatre que l&rsquo;on n&rsquo;y acc\u00e8de qu\u2019en se trouvant loin. Cependant, le fl\u00e2neur cernudien continue de vagabonder. Il s&rsquo;arr\u00eate devant la vitrine de Maquedano, rue Sierpes, une boutique que le po\u00e8te connaissait probablement. Quel chapeau Cernuda, que tout le monde d\u00e9crit comme un v\u00e9ritable dandy, aurait-il choisi ? En fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi, le fl\u00e2neur s&rsquo;installe au bar Europa, avec son \u00e9l\u00e9gante d\u00e9coration de carreaux et de miroirs. \u00c0 travers la grande fen\u00eatre, il aper\u00e7oit les gens qui vont et qui viennent Plaza del Pan, o\u00f9 le grand-p\u00e8re de Cernuda, d&rsquo;origine fran\u00e7aise, avait une pharmacie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 un adolescent r\u00e9serv\u00e9 et quelque peu romantique qui faisait de longues promenades dans S\u00e9ville. Fuyant toujours la foule, je cherchais les recoins les moins fr\u00e9quent\u00e9s. Aujourd&rsquo;hui, je cultive toujours ce penchant pour la fl\u00e2nerie. \u00c0 cette \u00e9poque, je ne le savais pas encore,&hellip; <a class=\"read-more\" href=\"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/un-paseo-con-cernuda\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2675,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0},"categories":[294,301],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2638"}],"collection":[{"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2638"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2638\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3312,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2638\/revisions\/3312"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2675"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2638"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2638"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourseville.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2638"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}