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	<title>Shopping &#8211; Bonjour Séville</title>
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	<description>Un projet sur Séville fait depuis Paris</description>
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	<title>Shopping &#8211; Bonjour Séville</title>
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		<title>Ramitos</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 16:31:08 +0000</pubDate>
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<p>Séville est une ville à fleurs bien que les gens n&rsquo;aient pas l&rsquo;habitude d&rsquo;en ramener chez eux. Les fleurs ornent les jardins, les balcons et les autels des églises. On les retrouve également dans les métaphores et dans les chansons dédiées à la ville. Le Sévillan dépense peu d&rsquo;argent en fleurs. Peut-être qu’il ne voit pas l’intérêt de payer pour quelque chose qui est beau mais aussi destiné à disparaître en peu de temps. Peut-être en a-t-il assez avec l&rsquo;explosion fleurie du printemps et de la Semaine Sainte. Cette relation complexe entre la ville et les fleurs se reflète dans l&rsquo;histoire de Ramitos. « Aujourd&rsquo;hui, on vend bien plus qu&rsquo;avant, sans toutefois atteindre le volume facturé dans d&rsquo;autres pays européens. Le sévillan a voyagé et a apporté des habitudes qui existaient déjà ailleurs. Avant, la fleur coupée était un article de luxe, accessible uniquement aux familles riches, aux hôtels et aux confréries. À Séville, les fleurs étaient vendues en pots, achetés dans des pépinières et accrochés dans les patios et les balcons. Cela a toujours existé. » Manuel Ramos (<em>ramo</em>&nbsp;veut&nbsp;dire bouquet de fleurs en espagnol) est l&rsquo;avant-dernier maillon de cette saga de fleuristes qui travaille dans le quartier de La Encarnación depuis les années 1920. Sa fille, María, a déjà accepté&nbsp;de reprendre<strong>&nbsp;</strong>le témoin et travaille dans les petits locaux que la famille gère à l’angle des rues José Gestoso et Misericordia.</p>



<p>Le grand-père Manuel est arrivé à Séville, de la province de Cadix, on ne sait pas quand. Personnage mystérieux, son esprit joyeux et entrepreneur est cependant resté dans les chroniques de l&rsquo;ancien marché de La Encarnación, où il a pris un stand de fleurs en 1920. À 19 ans, son fils prend les rênes du petit négoce et hérite du surnom Ramitos. « Mon grand-père s&rsquo;approvisionnait dans les jardins de la ville<strong>&nbsp;;&nbsp;</strong>les pépiniéristes n&rsquo;existaient pas à cette époque. La Macarena, par exemple, était jusqu&rsquo;à il y a un siècle un quartier de vergers et de jardins. Mon père a déjà connu la production qui venait de l&rsquo;étranger&nbsp;<strong>:&nbsp;</strong>d&rsquo;abord de Barcelone et de Grenade<strong>&nbsp;;&nbsp;</strong>puis d&rsquo;Almería. L&rsquo;offre était assez limitée, selon les saisons<strong>&nbsp;:</strong>&nbsp;œillets, roses, glaïeuls, chrysanthèmes, anémones. Puis Chipiona, ce petit village sur la côte de Cadix, est arrivé et a fini par monopoliser le marché.&nbsp;» Au début des années 70, la famille s&rsquo;installe dans un minuscule kiosque derrière le marché. « Mon père était complètement consacré à son travail. Il s’occupait des arrangements floraux de 25 confréries de la ville. Il passait toute la journée à parcourir les églises de la ville, à faire des livraisons. Nous lui apportions le déjeuner et il mangeait debout sur une planche qu&rsquo;il plaçait au-dessus d’une benne. Le travail avait alors un aspect plus humain, plus proche des gens. J&rsquo;ai passé de nombreuses heures au kiosque et je me souviens, par exemple, des discussions avec les commerçants du marché. Aujourd&rsquo;hui, on n’a pas le temps pour ces moments.&nbsp;»</p>



<p>Dans un rapport publié dans le journal&nbsp;<em>Ahora</em>&nbsp;en 1935, Manuel Cháves Nogales écrit à propos de la Semaine Sainte : « À Séville, il n&rsquo;y a que deux ou trois fleuristes capables d’arranger correctement les fleurs d’un&nbsp;<em>paso&nbsp;</em>(1). L&rsquo;un d&rsquo;eux est le jardinier de l&rsquo;hôpital de la Caridad. Ces artistes de la fleur commencent leur travail la veille de la sortie en procession de la confrérie. (&#8230;) Un bouquet de fleurs à la main, parfois juste un minuscule bouton de fleur d&rsquo;oranger entre le pouce et l&rsquo;index, l&rsquo;artiste de la fleur, face au&nbsp;<em>paso</em>, regarde et regarde à nouveau, s&rsquo;approche, recule, incline la tête, monte sur la structure, descend et se concentre, comme un illuminé, avant d’appliquer la légère touche d&rsquo;une fleur. » Le fleuriste est-il un artiste ? En France, ils sont considérés comme des artisans. « Vendre des fleurs n&rsquo;est pas la même chose que faire des créations florales. Habiller un <em>paso</em> de Semaine Sainte, une église ou simplement une pièce demande sensibilité et créativité. Mon grand-père et mon père étaient autodidactes : ils se sont formés à base d&rsquo;observation et de critère. Ma fille et moi avons étudié aux écoles d&rsquo;art floral de Madrid et de Bollullos. Le métier de fleuriste a évolué, il est devenu plus sophistiqué avec le temps. Avant, c&rsquo;était beaucoup plus dur, plus physique.&nbsp;» Recouvrir<strong>&nbsp;</strong>de fleurs la surface d’un&nbsp;<em>paso</em>&nbsp;était autrefois un travail de&nbsp;titan. Les fleurs étaient plantées une à une dans de l’<em>herbe de cerisier</em>, c&rsquo;est-à-dire les branches, les tiges et les feuilles qui gardaient la fraîcheur de ce fruit pendant son transport en été et qui, au printemps, avaient eu le temps de sécher. Bien compactée, cette matière végétale était moulée et retenue en passant plusieurs rangées de fils de fer dessus. C&rsquo;était le support dans lequel les œillets étaient plantés. Chaque fleur était attachée à un morceau de canne avec un bout de fil de fer, obtenu en brûlant de vieux matelas et en enlevant les ressorts. L&rsquo;extrémité du roseau était aiguisée pour obtenir une sorte de fleur-dague qui, enfoncée une à une, recouvrait la surface. Tout était réutilisé. Un véritable exemple d&rsquo;ingéniosité, de savoir-faire et de recyclage. Un&nbsp;<em>paso&nbsp;de Cristo</em> est recouvert de 250 douzaines d&rsquo;œillets.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="727" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_caf-1024x727.jpeg" alt="" class="wp-image-743" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_caf-1024x727.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_caf-300x213.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/04/fullsizeoutput_caf-768x545.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Paso de Cristo</em> recouvert d’œillets lors de la Semana Santa.</figcaption></figure>



<p>Après la construction de Las Setas, les célèbres champignons géants qui, en 2011, ont transformé le centre historique de la ville, Ramitos a quitté la coopérative du marché et s&rsquo;est installé dans les locaux qu&rsquo;il occupe encore aujourd&rsquo;hui. De là sort toute la décoration florale, soigneusement sélectionnée et composée, pour la cathédrale et pour la confrérie de la Macarena. Le gros du négoce vient toujours des confréries : il faut décorer les églises pour les événements signalés. La période la plus chargée de travail reste la Semaine Sainte. « Mon grand-père et mon père ont dû employer du personnel supplémentaire pendant cette semaine. Tout était beaucoup plus laborieux. Dans les années 80, la mousse est apparue, ce qui permet d<strong>&lsquo;</strong>enfoncer directement la fleur, et tout est devenu plus simple. J’ai un peu la nostalgie du passé, c&rsquo;était beau,&nbsp;l&rsquo;ambiance et les liens qui se créaient lors de la décoration d’un&nbsp;<em>paso</em>. Mais c&rsquo;était aussi une vraie corvée.&nbsp;» Et le Sévillan ? Qu&rsquo;est-ce que le client particulier achète ? Beaucoup de tubéreuse en saison et des marguerites toute l&rsquo;année. « Le sévillan continue d&rsquo;acheter plus de plantes que de fleurs&nbsp;coupées&nbsp;car il veut que cela dure éternellement. Cela, évidemment, est assez irréaliste », plaisante Manuel en coupant des œillets blancs.&nbsp;</p>



<p>(1) Large plate-formes de bois brut décorées et fleuries sur lesquelles sont portées en procession les sculptures du Christ et de la Vierge. </p>



<p>Ramitos, calle Misericordia 2. </p>
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		<title>Almacenes Pérez Cuadrado</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2020 18:40:16 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp; Je dois passer rue José Gestoso m&rsquo;acheter des sous-vêtements.&nbsp;» À Séville, on est nombreux à avoir prononcé cette phrase plus d’une fois le long de notre vie. Depuis les années 1960, les magasins Pérez Cuadrado approvisionnent la ville en sous-vêtements. Plusieurs générations ont franchi sa porte, entretenant une habitude qui passe souvent de pères, ou plutôt de mère, en fils.</p>



<span id="more-4039"></span>



<p>L&rsquo;histoire commence en 1944. Le 2 janvier de cette année, trois associés, Francisco Ledesma et Luis et Rafael Pérez Cuadrado, ouvrent une boutique au rez-de-chaussée d&rsquo;une maison du XVIIIe siècle rue José Gestoso, en plein cœur de Séville. La cour, dont les colonnes en marbre de Gênes portent les armoiries de la famille qui a construit la demeure, se remplit alors de comptoirs et d&rsquo;étagères en bois. Ce premier établissement vend de tout : laine, papier, boutons, fil … Le lien entre la ville et la nouvelle adresse s&rsquo;est renforcé tout au long de ces années où le magasin a non seulement proposé des articles à vendre, mais aussi a offert du contact humain et a renforcé le sentiment de communauté du quartier. Rafael Pérez, fils de Luis et actuel propriétaire de l&rsquo;établissement, m&rsquo;explique que, sans vitrine donnant sur la rue, la réputation de l&rsquo;entreprise s&rsquo;est toujours bâtie sur le bouche à oreille. Les bons prix et la qualité du produit proposé ont fait le reste. Certains clients demandent aujourd&rsquo;hui à être servis par le même vendeur qui a connu leur mère ou même leur grand-mère. Cette composante affective colore les relations entre l&rsquo;établissement et sa clientèle, venue des quartiers ou des villages de la région pour acheter sous-vêtements, linge pour la maison ou articles de parfumerie. L&rsquo;équipe de vendeurs, entièrement masculine, conseille patiemment une clientèle composée presque exclusivement de femmes accompagnées de leur mari ou de leurs enfants. L&rsquo;inversion des rôles (vendeuse-femme, client-homme) est une marque de la maison depuis le début, confirme Rafael. Sa mère, Pepita, a présidé l&rsquo;entreprise pendant des années; aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est sa fille, Ángela, qui prend progressivement les rênes de l&rsquo;établissement.</p>



<p>Visiter Pérez Cuadrado est en quelque sorte un voyage dans le temps. Les meubles d&rsquo;origine (comptoirs, étagères) sont toujours là, gardés par les colonnes du patio. Les marques classiques  (slips Abanderado, eau de Cologne Instituto Español) sont toujours vendues malgré les années. À Noël, les clients font la queue pour acheter leurs cadeaux. Cependant, ce voyage ne s&rsquo;arrête pas dans le passé. Simplement, il y cueille ses meilleurs fruits (authenticité, proximité, identité) pour les projeter dans le futur: Pérez Cuadrado et les établissements de sa lignée représentent l&rsquo;avenir qui devrait être. Le type de ville qui devrait revenir.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/DB4FF698-60C5-4E29-AA7E-3696C1F91A32-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4010" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/DB4FF698-60C5-4E29-AA7E-3696C1F91A32-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/DB4FF698-60C5-4E29-AA7E-3696C1F91A32-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/DB4FF698-60C5-4E29-AA7E-3696C1F91A32-360x480.jpg 360w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/DB4FF698-60C5-4E29-AA7E-3696C1F91A32.jpg 1537w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption><br></figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/1C0390D2-6543-460B-8F7C-C5A8EBEAA2FC-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-4018" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/1C0390D2-6543-460B-8F7C-C5A8EBEAA2FC-1024x683.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/1C0390D2-6543-460B-8F7C-C5A8EBEAA2FC-300x200.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/1C0390D2-6543-460B-8F7C-C5A8EBEAA2FC-768x512.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/53B45EDB-BB89-43D6-BFB9-823BA5E0E8AF-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4020" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/53B45EDB-BB89-43D6-BFB9-823BA5E0E8AF-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/53B45EDB-BB89-43D6-BFB9-823BA5E0E8AF-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/53B45EDB-BB89-43D6-BFB9-823BA5E0E8AF-360x480.jpg 360w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/10/53B45EDB-BB89-43D6-BFB9-823BA5E0E8AF.jpg 1537w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>
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		<title>Patricia Buffuna</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 14:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
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<p>Un ancien entrepôt de vin transformé en atelier et boutique de chapeaux. Un espace aéré et accueillant qui met en valeur les créations de Patricia. Formée à Londres, cette jeune créatrice sévillane sourit sans défaillance et transmet sa passion pour les chapeaux avec douceur et délicatesse. Ses modèles puisent l&rsquo;inspiration dans le passé. « Je trouve que l&rsquo;originalité est un concept qui a pris trop d’importance. Les musiciens du Baroque jouait « à la manière de » comme une façon de rendre hommage à celui qui les avait inspirés. Aujourd’hui nous sommes obsédés par la nouveauté, tout va très vite. Je ne cherche pas à innover à tout prix. Je suis contente si j’ai réussi à développer deux ou trois idées dans mes chapeaux. J’admire les créateurs qui creusent un seul et unique concept pendant des années. »</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2799" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-1024x1024.jpeg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-150x150.jpeg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-300x300.jpeg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2017/12/fullsizeoutput_18d0-768x768.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Les modèles de Patricia mélangent l&rsquo;élégance d&rsquo;antan à une sophistication empreinte de modernité. «&nbsp;J’aime tout ce qui est ancien. Quand on se penche un peu sur le passé, on se rend vite compte qu’avant il y avait beaucoup plus de modernité que de nos jours, les gens osaient davantage.&nbsp;» Antonio, son compagnon, partage ce penchant pour les temps passés puisqu’il tient une librairie de livres anciens. Travaillant tous les deux pour la tête, le libraire et la chapelière ont baptisé la maison d’une devise inspirante : <em>Antes la cabeza que el sombrero</em> (Plutôt la tête que la chapeau). Une profusion de formes et de matières habite la boutique. Patricia les façonne, une à une, de manière complètement artisanale dans l’atelier situé au fond, où les clients peuvent assister au processus de création et fabrication. Une visite qui évoque la tradition chapelière de Séville, fleurissante hier et presque disparue aujourd’hui.</p>



<p>Nos grands-parents portaient tous des chapeaux quotidiennement. Les photos anciennes nous les montrent parés de couvre-chefs de plusieurs sortes. À Séville, de nombreux fabricants fournissaient la clientèle locale et nationale. Le <em>sombrero</em> traditionnel à bords plats, porté par les cavaliers à la campagne et par les citadins, cohabitait avec des modèles internationaux. «&nbsp;Tout a changé. Nous avons une certaine pudeur à porter un chapeau. Même à Séville, où l&rsquo;on arbore toujours le <em>sombrero</em> ou des fleurs dans les cheveux lors de la Feria, les gens ont perdu l’habitude du chapeau quotidien. Il est désormais l’apanage des grands événements sociaux tels que les mariages.&nbsp;» </p>



<p>Patricia se bat patiemment pour que cette accessoire retrouve sa place dans notre quotidienneté. Toujours avec modestie et élégance, elle confectionne soigneusement, sur mesure ou en série, des pièces qu’auraient pu porter nos grands-parents, mais que les gens mettront de bon gré d’ici plusieurs années. </p>



<p><a href="https://patriciabuffuna.com">patriciabuffuna.com </a></p>



<p><a href="https://www.instagram.com/buffunahats/">@buffunahats</a></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="900" height="601" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771.jpg" alt="" class="wp-image-3579" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771.jpg 900w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771-300x200.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/DSC6771-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3569" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/261B430E-9A04-4A29-B2A2-6A45063BA13F_1_201_a-768x1152.jpeg 768w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3573" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-682x1024.jpeg 682w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-200x300.jpeg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/05/86E56B05-0EA0-488E-A828-BB707BF65703_1_201_a-1-768x1153.jpeg 768w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure></div>
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		<title>Ana Salas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 12:55:32 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La maison d&rsquo;Ana Salas en banlieue de Séville est inondée de lumière. Une grande cour intérieure l&rsquo;envoie dans toutes les pièces. La décoration, simple et efficace, la laisse couler partout. Cela suffit. L&rsquo;espace presque vide des meubles semble vibrer. Au dernier étage, l&rsquo;atelier de cette céramiste est également baigné par la lumière. Là-haut, elle moule délicatement la porcelaine avec laquelle elle confectionne ses bijoux et sa vaisselle. À l&rsquo;instar de la maison, les créations d&rsquo;Ana utilisent un minimum de ressources pour réussir une présence subtile mais poétique et évocatrice, aérienne et ouverte à toutes les possibilités. Les formes sont simples, parfois enfantines. Les ornements sont réduits à des lignes dorées et des points presque aléatoires. Libres de tout effectisme, les pièces (broches, pendentifs, soucoupes, bols &#8230;) se laissent appréhender sans s&rsquo;imposer, s&rsquo;imprégnant de la vision de chacun. « Des bijoux pour les gens qui n&rsquo;aiment pas en porter. »&nbsp;Cela semble facile. Et pourtant, derrière cette simplicité, il y a un vrai travail de réflexion.</p>



<p>Après une formation approfondie en céramique, Ana a renforcé son apprentissage en Italie. Avec cette base solide, l’artiste a affiné son style en combinant liberté créative et inspiration dans d’autres traditions, toujours à l’écart des tendances du moment. La délicatesse de ses pièces évoque plutôt l&rsquo;esthétique wabi-sabi, ce courant d&rsquo;origine japonaise qui cherche la beauté dans le simple et l&rsquo;imparfait. Ainsi, ses créations portent parfois l&#8217;empreinte de ses mains ou les coups de pinceau du vernis comme témoignage du processus de fabrication. C&rsquo;est une porcelaine organique, à l&rsquo;extrémité opposée des pièces produites en série et aux finitions parfaites. Ici, chaque bague, boucle d&rsquo;oreille ou bol semble tout droit sorti de l&rsquo;atelier, à la fois fini et inachevé, simple mais aussi sophistiqué. Avec cet esprit japonais, l&rsquo;influence de l&rsquo;esthétique scandinave se retrouve également dans certaines de ces pièces. De plus, chaque collection d&rsquo;Ana Salas porte son propre nom, faisant référence aux expériences et à la personnalité de cette artiste libre, unique à Séville.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2573" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-1024x683.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-300x200.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9954-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2575" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-683x1024.jpg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-200x300.jpg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_9950-e1577892893200-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></div>



<p>Quand on visite la boutique de la rue de Zaragoza, on perçoit immédiatement la cohérence entre la vie et le travail d&rsquo;Ana. Comme chez elle, les ressources, savamment sélectionnées, se réduisent au minimum. Le mobilier, entre simplicité et esprit rétro, servent de cadre aux pièces, sans jamais les éclipser. Tout est arrangé avec soin. On ne peut pas entrer dans cet endroit si on est pressé: on découvre progressivement chaque bague, chaque fermoir. Dispersée dans tout l&rsquo;espace, chaque création se dévoile lentement, quand on prend le temps de s’en approcher et de regarder. « Des bijoux silencieux. » Ana Salas sait bien que discrétion et élégance vont de pair. Son dialogue avec la porcelaine (elle travaille parfois dans le petit atelier installé dans un coin de la boutique) produit un monde vulnérable, léger et en même temps très présent. Comme la lumière.</p>



<p>Ana Salas vend ses créations dans son magasin de la rue Zaragoza et, en décembre, au marché de Noël de la Plaza Nueva.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2577" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2020/01/IMG_1159-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>



<p></p>
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		<title>Ángeles Espinar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 22:57:21 +0000</pubDate>
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<p>« Elle a un beau point ». C’est ainsi qu&rsquo;était défini dans le passé le talent de certaines brodeuses de <em>mantones</em> spécialement douées pour le métier. Parce qu’une chose est de bien broder et une autre est d’avoir cette chose indéfinissable qui donne de la vie à la broderie. Quelque chose qui n&rsquo;est pas apprise, que l&rsquo;on a ou que l&rsquo;on n&rsquo;a pas. C&rsquo;est Ángeles Espinar qui m&rsquo;explique tout cela dans le salon de sa maison, dans le village de Villamanrique de la Condesa, à 30 kilomètres de Séville. La porte ouverte du jardin laisse pénétrer la lumière de l&rsquo;automne. Dehors, je peux voir un bouquet de roses fraîchement coupées sur une table. Ángeles, 80 ans, me raconte avec passion l&rsquo;histoire de son atelier. « Ma mère a commencé dans les années 30. Villamanrique fabriquait à cette époque presque toute la broderie pour les usines de Séville. Auparavant, les châles venaient tous de Canton, dans le galion de Manille, mais ils ont finalement commencé à être produits localement. » </p>



<p>Pour illustrer les explications de sa mère, María José, la fille qui a repris le  savoir-faire familial, sort quelques uns des <em>mantones</em> anciens de la collection que mère et fille ont rassemblée au fil des ans: des modèles <em>isabelinos</em>, chinois, de <em>cigarrera</em>, Art déco, mexicains … « Le métier de brodeuse était transmis de mère en fille. Dès leur plus jeune âge, les filles recevaient un petit châssis pour broder. Elles suivaient ensuite leur apprentissage dans un atelier. Le salaire qu’une brodeuse rapportait à la maison était vital pour l’économie familiale.  » On se demande combien d&rsquo;heures de travail prend chaque pétale, chaque feuille, chaque motif brodé dans la soie. À quoi penserait la brodeuse en dessinant au fil et à l&rsquo;aiguille les ailes de cet oiseau-là ? Angeles poursuit: « A partir des années 60, le mantón est entré en crise: le savoir-faire de la broderie s&rsquo;est perdu. Ils ont commencé à être produits presque de manière industrielle pour les touristes. De mon côté, je me suis appliquée à protéger, à récupérer l&rsquo;essence du <em>mantón</em> à l&rsquo;ancienne. « </p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="753" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2487" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-753x1024.jpeg 753w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-221x300.jpeg 221w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c55-768x1045.jpeg 768w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2497" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c86-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>En 1979, Ángeles Espinar expose pour la première fois lors d&rsquo;une exposition d&rsquo;artisanat à Séville « J&rsquo;ai tout vendu et ça a été pareil dans toutes les expositions suivantes. » L&rsquo;atelier se trouve juste en face de sa maison à Villamanrique, de l&rsquo;autre côté de la rue. « À la meilleure époque, j&#8217;employais environ 100 brodeuses. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;en ai 5 ou 6. L&rsquo;image traditionnelle des brodeuses travaillant ensemble dans un atelier n&rsquo;existe plus depuis les années 50: maintenant, elles ramènent le travail à la maison et le livrent une fois terminé » . María José me montre comment les modèles utilisés pour différents motifs de broderie sont dessinés. Elle me montre aussi une petite collection de vieux modèles, sur du papier de riz, certains avec le sceau de Canton estampé à l&rsquo;encre. Elle fait également quelques points dans la soie pour me montrer comment on brode un <em>mantón</em>. Avec précision et délicatesse, elle manie l&rsquo;aiguille et le fil pour donner, un à un, les points qui vont dessiner le pétale d&rsquo;une fleur. Je me sens un peu ridicule d&rsquo;enregistrer avec mon iPhone les mains de María José, dont le savoir-faire renferme plus de beauté et de vérité que n&rsquo;importe quel <em>gadget</em> technologique. C&rsquo;est qu&rsquo;une visite de l&rsquo;atelier de Ángeles Espinar est comme un voyage dans le temps, ou plutôt une pause dans le temps. Comme si les minutes restaient accrochées à ces mains expertes, ou à ces jardins brodés en soie et toujours en fleur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2489" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c84-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2501" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-768x1024.jpeg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-225x300.jpeg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/fullsizeoutput_2c87-360x480.jpeg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



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		<title>Le voilà</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2019 15:07:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Branché]]></category>
		<category><![CDATA[Centre]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Les gens]]></category>
		<category><![CDATA[Made in Séville]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jour, je suis passé devant et j&#8217;ai décidé d&#8217;entrer : Le voilà, un nom très français, clair et direct. L&#8217;espace a conservé le revêtement originel en azulejos (un trésor à Séville par les temps qui courent), ainsi que la fresque du plafond. Penélope, la&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/le-voila-2/">Lire la suite</a></p>
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<p>Un jour, je suis passé devant et j&rsquo;ai décidé d&rsquo;entrer : <a href="https://levoila.es">Le voilà</a>, un nom très français, clair et direct. L&rsquo;espace a conservé le revêtement originel en <em>azulejos</em> (un trésor à Séville par les temps qui courent), ainsi que la fresque du plafond. Penélope, la créatrice de la marque, m&rsquo;a expliqué qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de la salle de lecture d&rsquo;une ancienne maison seigneuriale et qu&rsquo;elle l&rsquo;avait d&rsquo;abord louée pour y installer son atelier. Comment présenter Penélope ? Peut-être comme un mélange de proximité et de sophistication, de désinvolture et d&rsquo;intellectualité ? Pénélope habite à l&rsquo;endroit où la calle Feria rejoint le boulevard Saint-Germain. Cette créatrice sévillane est une véritable femme de la Renaissance qui, depuis son enfance, n’a cessé d’explorer différentes techniques de fabrication d’objets avec ses mains. Après avoir obtenu son diplôme en philosophie et travaillé pendant plusieurs années dans une maison d&rsquo;édition, elle a commencé à fabriquer des bijoux, des sacs et d&rsquo;autres accessoires pour des commandes ponctuelles ou des cadeaux. Penélope note sur son portable les idées qui lui surgissent tout au long de la journée (et de la nuit). Ignorant toujours les tendances, sa créativité semble sans répit.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2448" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0483-2-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Très vite, ses œuvres ont attiré l&rsquo;attention de certaines boutiques et de la presse spécialisée. C&rsquo;est pourquoi, encouragée par son cercle d&rsquo;amis, elle a décidé d&rsquo;ouvrir son atelier au public, le transformant en une boutique où exposer ses créations: pendentifs, bagues, bracelets, coiffures… Fabriqués à la main, ses pièces parlent du passé et du futur, d&rsquo;ici et de là-bas, de la nature et du cosmos, de la tradition et de la modernité. L&rsquo;Art-déco, le Hollywood classique, le spiritisme, l&rsquo;Antiquité, l&rsquo;Art nouveau … toutes les inspirations trouvent leur place dans le style de Le Voilà. L&rsquo;esprit surréaliste de Francis Picabia (le nom de la marque provient d&rsquo;une de ses photographies) imprègne ces créations, qui papillonnent sur les mains, la tête et le cou des clients, échappant à toute définition. Aujourd&rsquo;hui, Le voilà est un espace rempli de savoir-faire, né du talent et des forces du destin.</p>



<p>Calle Pérez Galdós, 4 </p>



<p><a href="https://levoila.es">https://levoila.es </a></p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2445" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0478-2-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2450" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/11/IMG_0487-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Yukiko Kitahara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2019 19:27:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
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		<category><![CDATA[Création]]></category>
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<p style="text-align:left">Par un beau matin d’août, je visite la maison-atelier de l’artiste japonaise Yukiko Kitahara dans un village de la banlieue de Séville. La maison possède une belle piscine, entourée de plantes et nourrie par le jet d’eau d’une petite fontaine cachée dans la verdure. Le temps semble ne pas avoir de prise sur cet endroit. À l’étage, Yukiko travaille, du lundi au dimanche, matin et après-midi, les pièces en porcelaine qui seront vendues dans des boutiques et des musées d’Andalousie et du reste de l’Espagne. Assise face à sa fenêtre avec vue sur Séville et sur la plaine du Guadalquivir, elle façonne minutieusement les animaux en miniature (requins, singes, éléphants, chevaux…) qui grimpent sur les rebords de ses bols, ses tasses et ses verres. La poésie s’approprie l’utilitaire. Les étagères accueillent les pièces attendant d&rsquo;être terminées. Le biscuit, cet état pâteux de la porcelaine entre les deux passages au four, rend encore plus délicat ce monde à petite échelle, qui semble prêt à prendre vie une fois la lumière de l’atelier éteinte.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2385" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7636-1-e1571080693917-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>Originaire d’Aichi, région japonaise à l’importante tradition céramique, l’artiste s’est formée à l’École Supérieure de Seto. Arrivée en Andalousie, elle a d’abord habité à Grenade et dans les Alpujarras. Une fois à Séville, son premier choc visuel s’est produit à la Plaza de España. «&nbsp;C’était comme être à Disneyland. Je n’avais jamais vu de céramique utilisée en tant qu’élément architectural.&nbsp;» Après avoir travaillé dans la restauration du monument, Yukiko commence à réfléchir à la possibilité de créer sa propre marque. C’est ainsi qu’est né Taller Kúu (<em>taller</em> veut dire atelier en espagnol, alors que <em>kúu</em> est le mot japonais pour ciel). «&nbsp;Les verres et les assiettes en papier lors d’une fête d’anniversaire m’ont fait réfléchir à tous ces objets à usage unique si présents dans nos sociétés. Ensuite, les jouets anciens que je collectionne depuis des années (petits personnages et animaux) m’ont inspiré le côté sculpté de mes pièces.&nbsp;» L’objectif étant de décontextualiser, de réinventer les objets de la vie quotidienne. Par exemple, une bouteille de produit d’entretien devient un huilier en porcelaine aux réminiscences Art déco. Les objets jetables accèdent à une nouvelle dignité. «&nbsp;Même si elle a l’air fragile, la porcelaine possède une grande force. Mon grand-père me disait que je devait être ainsi : délicate et résistante en même temps.&nbsp;» Avec la nostalgie du passé et la réflexion sur les us et coutumes de la vie moderne, la nature est la troisième source d’inspiration évidente dans le travail de Yukiko. Ce sont des pièces qui interrogent notre façon d’être et d’interagir avec le monde. «&nbsp;La porcelaine est vivante. Tout comme elle s’adapte à la forme que tu lui imposes, tu dois t’adapter à elle, tu dois respecter son caractère, qui dépend de beaucoup de facteurs différents.&nbsp;» Depuis sa création en 2012, Taller Kúu a réussi à consolider une identité propre, unique, qui, aujourd’hui, séduit même des collectionneurs. L’accueil de la clientèle sévillane a lui aussi évolué avec le temps. «&nbsp;Au Japon, on accorde une grande valeur aux objets faits à la main. Ici c’est un peu différent, mais c’est quelque chose qui est en train de changer.&nbsp;» La preuve, le stand de Yukiko au marché de Noël de la Plaza Nueva figure parmi les plus visités. Elle, calme et passionnée, continue de travailler la porcelaine depuis son atelier ouvert sur le Guadalquivir. «&nbsp;La céramique est ma vie. Quand je travaille, je suis tellement concentrée que j’oublie le temps. Il n’existe pas, tout simplement.&nbsp;» Voilà peut-être le secret de ces pièces : nous faire sortir du temps, le temps d’un tasse de thé.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2387" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7648-1-e1571080810421-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2389" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-1024x1024.jpg 1024w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7649-e1571080988819-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2391" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/10/IMG_7631-e1571081120775-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>Lina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 17:05:28 +0000</pubDate>
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<p class="has-drop-cap">Au mois d’avril, quand la Feria approche, les sévillanes préparent leurs robes à volants, leurs châles à franges, leurs peignes et leurs fleurs pour les cheveux. Elles visitent les boutiques et se renseignent sur les dernières tendances, car ce qui se portait l’année dernière n’est plus à la mode cette année. En effet, l’habit flamenco (<em>traje de gitana</em>) évolue avec le temps. Certains signes distinctifs, héritage de son origine populaire, restent inaltérables: &nbsp;les volants, la coupe plus ou moins serrée, les pois… Pourtant, avec ces éléments, les créateurs de cette industrie bien établie dans le Sud de l’Espagne proposent tous les ans des robes qui oscillent entre la tradition et la modernité, entre la haute couture et le prêt-à-porter. La taille descend ou remonte, les manches se rallongent ou se raccourcissent, les tissus varient, les couleurs aussi … Le&nbsp;<em>traje</em>&nbsp;serait ainsi le seul habit régional sujet aux diktats de sa propre mode. SIMOF, le salon de la mode flamenca, sert de vitrine à toutes les tendances, lors des défiles de cette véritable&nbsp;<em>fashion week</em>&nbsp;qui se tient tous les ans à Séville au mois de février.</p>



<p>1964. La Princesse Grace de Monaco visite la Feria de Séville et souhaite être habillée par Lina, une maison qui, en quelques années, est devenue célèbre pour son savoir-faire dans la création de robes de flamenca. Après une nuit entière passée à terminer cette commande inattendue, Marcelina Fernández, danseuse et fondatrice de la maison avec son mari (toréador et dessinateur), se rend le matin avec le costume à l’hôtel Alfonso XIII. Dans la suite où elle loge, Lina se souvient de Grace Kelly comme d’une «femme grande à la peau claire ornée de petites taches de rousseur». Lors de l’essayage, tout le monde réalise avec étonnement qu’aucun ajustement n’est nécessaire: le tissu s’adapte parfaitement au corps. L’image de la star hollywoodienne en robe à volants fera le tour du monde et fera de Lina LA maison de couture flamenca par excellence. Depuis lors, la marque s’est toujours attachée à la confection de robes de façon complètement artisanale. Le plus grand soin est apporté à la coupe et aux finitions, avec comme résultat des pièces uniques. Aujourd’hui, Mila et Rocío, les filles de Marcelina, dirigent la maison et s’occupent d’en préserver l’héritage. La boutique à côté de la Plaza del Salvador, qui a reçu les visites de John Galliano et de Jean Paul Gaultier, est un mélange de point de vente, d’atelier et de lieu de rencontre. Les clientes viennent se laisser conseiller pour trouver la robe qui fera d’elles la plus belle de la Feria, dans une ambiance qui, malgré la notoriété de la marque, reste accueillante et décontractée. Lina est une grande famille. Comme sa fondatrice l’a toujours voulu. Un lieu ouvert à tous qui fait partie du patrimoine de Séville. Une adresse qui vaut le détour pour comprendre cette partie essentielle du folklore andalou. Toujours sous le regard sublime de Grace Kelly.<br></p>



<p>Calle Lineros, 17 </p>



<p>Tél. 954 212 423</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/04/IMG_7454-e1509298256826-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2134" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/04/IMG_7454-e1509298256826-683x1024.jpg 683w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/04/IMG_7454-e1509298256826-200x300.jpg 200w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2019/04/IMG_7454-e1509298256826-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
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		<title>Une robe pour habiller Séville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Nov 2016 12:20:56 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-508 size-full" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13.jpg" alt="fullsizerender-13" width="2448" height="2448" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13.jpg 2448w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13-768x768.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-13-1024x1024.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2448px) 100vw, 2448px" /></a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Contraste: voilà le mot qui définit le mieux Séville. La tradition et la modernité, le passé et le présent se partagent de façon harmonieuse l&rsquo;esprit de la ville. Dans l&rsquo;identité sévillane cohabitent la fierté d&rsquo;appartenir à une ville avec un patrimoine historique exceptionnel et l&rsquo;ouverture sur les nouvelles tendances. A Séville, les processions baroques de la <a href="https://bonjourseville.com/sevilla/tous-des-cathos/">Semaine Sainte</a> défilent devant des boutiques branchées; les bars à tapas traditionnels côtoient les restaurants où les jeunes chefs réinventent la cuisine andalouse et les femmes enfilent tout autant les dernières créations à la mode que les robes flamencas lors de la <a href="https://bonjourseville.com/sevilla/la-feria-de-seville/">Feria</a>. Je ne connais aucune ville où la tradition et la modernité soient à ce point vivantes dans tous les aspects de sa vie quotidienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;autre jour j&rsquo;ai visité l&rsquo;atelier de <a href="https://es-la.facebook.com/La-aguja-en-el-dedo-120167184064/">La aguja en el dedo</a>. Ismael, son créateur, et Evelyn, en charge des Relations Publiques, m&rsquo;ont accueilli dans un appartement sévillan des années 1910, aménagé avec goût en showroom. La maison se caractérise depuis ses débuts par ses imprimés, tous spécialement conçus et réalisés pour chacune des collections. Les formes géométriques inspirent Ismael dans la création de ses vêtements pour homme et femme, qu&rsquo;il confectionne, ou fait confectionner, de façon totalement artisanale. Ici, tout est made in Sevilla. Les robes, jupes, pulls et <em>sweats</em> qui composent chaque collection sont dessinés, coupés, cousus ou tricotés à la main, soit dans l&rsquo;atelier même, soit par des couturières de différents quartiers de Séville. Une fois achevée, toute la collection est estampillée du logo de la maison. Les créations affichent un style urbain mélangeant les influences de l&rsquo;ethnologie ou du <em>street art</em>. Une mode métisse, habitée par les tendances mais avant tout fidèle à elle-même. Une belle métaphore de l&rsquo;âme de Séville. Peut-être la meilleure façon d&rsquo;habiller cette ville unique.</p>
<p>Uniquement sur rdv</p>
<p><a href="http://www.laagujaeneldedo.com/bio">www.laagujaeneldedo.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-509 size-full" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14.jpg" alt="fullsizerender-14" width="2448" height="2448" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14.jpg 2448w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14-768x768.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-14-1024x1024.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2448px) 100vw, 2448px" /></a> <a href="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-510 size-full" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12.jpg" alt="fullsizerender-12" width="2448" height="2448" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12.jpg 2448w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12-150x150.jpg 150w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12-300x300.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12-768x768.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-12-1024x1024.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2448px) 100vw, 2448px" /></a> <a href="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-11.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-511 size-full" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-11.jpg" alt="fullsizerender-11" width="2378" height="3172" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-11.jpg 2378w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-11-225x300.jpg 225w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-11-768x1024.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/11/FullSizeRender-11-360x480.jpg 360w" sizes="(max-width: 2378px) 100vw, 2378px" /></a></p>
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		<title>Bendita Luz: cosmétique naturelle made in Seville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alex]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 07:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beauté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous vous êtes déjà demandé ce qu&#8217;on fait des tonnes d&#8217;oranges récoltées tous les ans à Séville? Toutes les rues du centre historique, les patios des maisons seigneuriales et les places sont plantés d&#8217;orangers, l&#8217;arbre emblématique de la ville. Malheureusement, presque la totalité de ces&#8230; <a class="read-more" href="https://bonjourseville.com/fr/bendita-luz-cosmetique-naturelle-made-in-seville/">Lire la suite</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3301.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-333 size-full" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3301.jpg" alt="IMG_3301" width="1280" height="905" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3301.jpg 1280w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3301-300x212.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3301-768x543.jpg 768w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3301-1024x724.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a></p>
<p>Vous vous êtes déjà demandé ce qu&rsquo;on fait des tonnes d&rsquo;oranges récoltées tous les ans à Séville? Toutes les rues du centre historique, les patios des maisons seigneuriales et les places sont plantés d&rsquo;orangers, l&rsquo;arbre emblématique de la ville. Malheureusement, presque la totalité de ces arbres produisent des oranges amères, que l&rsquo;on peut difficilement consommer telles quelles. Le plus gros de la production est donc consommé sous forme de confiture (les Anglais en raffolent!). Etonnamment, très peu est destiné à des fins cosmétiques, hormis l&rsquo;écorce du fruit pour produire de l&rsquo;huile essentielle.<br />
J&rsquo;ai rendez-vous avec Ana García au Bar Europa. Cette jeune entrepreneuse sévillane décide en 2012 de développer les recherches sur l&rsquo;utilisation cosmétique de l&rsquo;orange amère. Elle trouve d&rsquo;abord le rejet de plusieurs laboratoires mais, déterminée et dynamique, elle finit par mener à bout son projet: lancer <a href="http://benditaluz.es">une gamme de produits</a> à base des fruits, des feuilles et des fleurs des orangers de Séville et de sa région. Résultat: un lait pour le corps, un baume à lèvres, une savonnette, une crème pour les mains, ou encore une eau de toilette, avec un maximum d&rsquo;ingrédients naturels et un design épuré. Dès le départ, Ana gère tout, depuis le choix des flacons jusqu&rsquo;à la sélection des fournisseurs des matières premières. Ces &lsquo;souvenirs gourmet&rsquo; se déclinent en deux gammes, sous le signe de l&rsquo;orange amère et de la fleur d&rsquo;oranger. Un évocation aromatique de l&rsquo;Andalousie qui a déjà séduit des clients en Angleterre et en Corée.<br />
En vente chez certains magasins spécialisés, tels <a href="https://bonjourseville.com/made-in-seville/huile-dolive/">Oleo-lé</a> ou Date un capricho (calle Francos, 16).</p>
<p><a href="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3303.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-335 size-full" src="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3303.jpg" alt="IMG_3303" width="1000" height="667" srcset="https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3303.jpg 1000w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3303-300x200.jpg 300w, https://bonjourseville.com/wp-content/uploads/2016/07/IMG_3303-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a>    	</p>
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