commentaire 0

Casa 1800 Sevilla

Une maison andalouse à deux pas de la Cathédrale, avec le cachet des demeures bourgeoises du XIXe siècle: porte d’entrée monumentale, vestibule et patio. Dehors, c’est le quartier de Santa Cruz, ses groupes de touristes et son activité incessante; mais, une fois passée la grille en fer forgé, le calme et la fraîcheur s’installent avec douceur. Un havre de paix en plein centre de la vieille ville. Sur le patio central pend un somptueux lustre en cristal de la Manufacture royale de La Granja (Ségovie), qui anticipe l’esprit romantique que les propriétaires ont voulu apporter à cette Casa. Dans les chambres, cet esprit se décline en poutres apparentes, têtes de lit toutes en dorures, gravures anciennes accrochées aux murs et canapés en tissu damassé. Des rideaux en lin filtrent la lumière du jour et, le soir, de petits lustres créent une ambiance cosy et intime qui évoque l’art de vivre dans une maison seigneuriale à Séville. J’entre dans ma chambre et je découvre tous les détails que la direction de l’hôtel a laissés pour moi: bouteille de cava, amenities Molton Brown, parfum d’ambiance et crème de mains sur la table de nuit… L’isolement acoustique est parfait, la clim est bien réglée et le lit très confortable. Tout d’un coup, je me sens comme un señorito andalou gâté… et ça me plaît! Mais la terrasse m’attend et, après avoir enfilé mon maillot, je monte au dernier étage prendre un bain dans la piscine. La Giralda, la Cathédrale et les toits de Séville se déploient devant moi comme un décor cinématographique. Organisé sur plusieurs niveaux, l’espace offre une vue panoramique de la vieille ville, sans doute une des plus belles de Séville. À l’heure du thé, je m’assois dans le patio principal profiter des petites pâtisseries offertes par l’hôtel et, le lendemain matin, je prends au même endroit un petit-déjeuner digne d’un roi. Tout est parfaitement synchronisé pour que chaque détail apparaisse au bon moment et à sa place (au réveil, je trouve le journal du jour devant la porte de ma chambre). Presque comme si le personnel de l’hôtel, discret et attentionné, pouvait lire mes pensées et connaître mes envies. Comme si j’étais, le temps de mon séjour, le maître de cette somptueuse demeure.

Répondre