La Macarena: the one and only

12/02/2014
Que vous soyez croyant ou pas, que vous soyez hipster ou bobo, BCBG ou punk, jeune ou adulte, de gauche ou de droite, libéral ou conservateur, parisien ou marseillais … Vous ne resterez pas impassible devant cette  vierge célébrissime qui, qu’on le veuille ou non, fait partie de la culture populaire et de l’âme de Séville. Depuis son temple à l’extrémité nord de la vieille ville, collé aux remparts et à l’arc qui lui ont donné ce nom aux résonances arabes, cette sculpture à l’auteur anonyme, vénérée depuis quatre siècles, irradie la ville de son magnétisme. Notre Dame de l’Espérance, la Macarena, est adorée, chantée, mais aussi moquée, par les sévillans depuis des générations dans nombre de poèmes, quolibets ou simplement expressions de la vie quotidienne. Il s’agit d’un véritable phénomène, difficile à comprendre en France, qui va au-delà de la religion et mélange mémoire collective, sentiment d’appartenance, affectivité et sensibilité artistique. Du haut de son autel, la Macarena verse à jamais ses larmes en cristal, parée de somptueux tissus et de sa couronne en or. Sur sa poitrine, les mariquillas, ces cinq émeraudes en forme de fleur offertes par le célèbre toréro Joselito el Gallo.
Mais la Macarena est aussi un quartier, peut-être le plus sévillan de tous, le plus populaire. Le vendredi de la Semaine Sainte, vers deux heures du matin, la vierge sort en procession sur un char en argent, entourée de fleurs et du parfum de l’encens. Un moment d’une intensité particulière, à ne pas manquer si vous avez l’occasion.

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