Alcazar de Séville: aucun commentaire

02/10/2014
Il ne reste plus rien à dire sur cet endroit unique, si ce n’est que, malgré les apparences, il ne s’agit pas d’un palais construit sous domination arabe. En effet, de l’ensemble palatial bâti pour les suzerains musulmans de Séville il ne reste que très peu. La plupart de ce que l’on visite aujourd’hui, le sublime foisonnement de cours, d’azulejos, de colonnades et de poèmes travaillés dans le plâtre, a été construit, sur l’ancien palais arabe, pour les rois chrétiens (notamment pour Pedro I, appelé le Cruel), une fois la ville reprise à l’islam. Les chrétiens ont été tellement éblouis par l’architecture et l’art de vivre andalous, qu’ils ont engagé des artisans arabes pour façonner celle qui est la résidence royale toujours en usage la plus ancienne d’Europe. À côté du palais arabisant, l’Alcazar de Séville héberge aussi des dépendances gothiques et renaissance qui ont été rajoutées au cours des siècles: un vrai puzzle (d’où le pluriel: Reales Alcázares) où chaque pièce contribue à l’harmonie de l’ensemble. Mais les vrais bijoux de la couronne sont les jardins: un havre de quiétude en plein centre-ville, protégé derrière des remparts, où fleurissent tous les parfums de la Méditerranée et de l’Amérique du Sud. 
Mon conseil: laissez votre montre à l’entrée, éteignez votre portable, et laissez-vous aller à travers la cour des Doncellas plantée d’orangers, sous le dôme semé de petits miroirs du Salón de los Embajadores ou entre les arcades des bains de doña María de Padilla… Un endroit que vous ne voudrez pas quitter et où vous rêverez toujours de revenir. Je n’ai plus rien à ajouter. 

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